Yves Saliba : la proximité des élus est primordiale

Par Yann Nopieyie

Liste « apolitique » menée par Yves Saliba, Unir et aider notre communauté française se veut unificatrice et souhaite aider tous les Français vivant à Québec et les associations françaises locales. L’un de ses principaux credo : la proximité avec les expatriés.

Yves Saliba veut construire un réseau à toutes épreuves

Avec le groupe Unir et aider notre communauté française, le candidat sortant aux élections des Conseillers des Français de l’étranger Yves Saliba présente une liste dite apolitique de sept candidates et candidats impliqués dans différentes associations ou organismes français et québécois. Le président de la Société Française de Québec (SFQ) depuis 2014, et ancien président de l’Accueil Français de Québec (AFQ) pendant cinq ans, a su développer un réseau solide de personnes ressources et d’organismes. 

Selon M. Saliba, cette démarche est primordiale pour permettre aux conseillers des Français de l’étranger de répondre efficacement aux besoins de leurs compatriotes. Pour rappel, L’AFQ est un organisme dont le rôle principal est d’aider les Français dans leurs démarches pour immigrer au Québec, mais aussi de faciliter leur intégration et d’intervenir s’ils rencontraient des problèmes au niveau professionnel.

Des élus proches de leurs compatriotes

Pour M. Saliba, le rôle des conseillers des Français de l’étranger est de représenter tous les Français hors de France auprès des ambassades et des consulats, quelle que soit leur allégeance politique. Il s’agit non seulement de répondre aux besoins de tous les concitoyens, mais aussi de les rassembler. C’est pourquoi l’ancien président de l’AFQ insiste sur la notion de proximité, qui est primordiale pour effectuer n’importe quelle démarche auprès de nos compatriotes.

D’après M. Saliba, le conseiller des Français de l’étranger est chargé de formuler des avis sur les questions consulaires ou d’intérêt général, notamment culturelles, économiques et sociales, qui touchent les compatriotes. Les conseillers consulaires doivent être consultés sur toutes questions relatives à la protection sociale et à l’action sociale, à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’apprentissage, à la sécurité, concernant les Français établis dans la circonscription. 

Le président de la SFQ souhaite rappeler que le 17 octobre 2008, l’Entente signée entre la France et le Québec relative à la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM) a permis de baliser l’accès aux professions et aux métiers réglementés. Des progrès importants restent néanmoins à accomplir avec les ordres et les corporations. Les conseillers des Français de l’étranger pourront être consultés sur ce sujet.

La France doit plus s’impliquer envers les expatriés 

« La France a un rôle à jouer et une responsabilité auprès de ses compatriotes de l’étranger », rappelle M. Saliba. Le candidat sortant dénonce une forme de laxisme de la part des autorités françaises envers les Français vivant en dehors de l’hexagone. « Oui, la France doit intervenir au niveau financier et psychologique et faire respecter les ARM », déclare-t-il.« Cela aura un impact positif sur nos compatriotes vis-à-vis de la France en leur démontrant qu’elle ne les abandonne pas »

M. Saliba souhaite attirer l’attention sur des problèmes récurrents en France qui nuisent à l’attractivité du territoire et qui contraignent certaines familles à partir vivre à l’étranger. « Les raisons que les Français me donnent souvent pour expliquer leur décision de venir ou d’être au Québec : le climat social et l’insécurité qui perdurent en Métropole, spécialement pour les familles avec de jeunes enfants ou des adolescents » constate le président de la SFQ.

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