La tarification du carbone, outil stratégique de lutte contre les changements climatiques selon Québec

Montréal, le 21 décembre – Lors du Sommet de la mobilisation sur le climat (One Planet Summit) qui se tenait le 12 décembre 2017 à Paris, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, a présenté les mesures phares qui permettent au Québec de prendre le virage vers une économie à la fois plus prospère et plus sobre en carbone.

La ministre Melançon a participé à la table ronde « L’évolution des politiques publiques pour accélérer la transition écologique et solidaire » sur le thème « Outils économiques et politiques publiques au service de la transition », aux côtés du ministre de l’Environnement de Norvège, Vidar Helgesen, du président du Grantham Research Institute sur le changement climatique, lord Nicholas Stern, et du PDG et fondateur du fonds Blue Like an Orange Sustainable Capital France, Bertrand Badré. L’activité était codirigée par le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Huot, et par le ministre de l’Environnement du Mexique, Rafael Pacchiano Alaman. Le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria, a également participé à l’activité.

Dans son intervention, la ministre a rappelé les objectifs du Québec à l’égard de l’accord sur le climat, notamment celui de favoriser l’attribution d’un prix au carbone dans l’économie mondiale. Insistant sur les avantages environnementaux et économiques liés au marché du carbone, elle a souligné que le marché du carbone était pour le Québec l’outil économique le plus approprié pour garantir des réductions d’émissions de GES en raison de ses plafonds dégressifs, mais également grâce aux revenus qu’il engendre. À ce jour, le marché du carbone a généré des revenus de plus de 2 milliards de dollars, lesquels sont entièrement consacrés à la mise en œuvre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques. Ce plan, qui prévoit plus de 150 mesures, vise à réduire les émissions de GES et à favoriser une meilleure adaptation de la société québécoise aux impacts des changements climatiques, contribuant ainsi au virage vers une économie verte et résiliente.

Par ailleurs, le Québec a annoncé son adhésion à la Déclaration sur la tarification du carbone dans les Amériques, déposée par le président mexicain. Le Québec a ainsi joint sa voix à celles de 11 autres gouvernements nationaux et infranationaux des Amériques dont le Chili, le Costa Rica, le Mexique, le Canada et l’Ontario, qui s’engagent notamment à adopter la tarification du carbone comme outil stratégique de lutte contre les changements climatiques, à créer une plateforme de coopération pour améliorer l’harmonisation des marchés du carbone, à collaborer au renforcement des systèmes de déclaration et de vérification des émissions de GES et à resserrer la collaboration et la coopération internationales et régionales dans ce domaine.

(source: Gouvernement du Québec)

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