Bio et local, « Le Salon sucré » d’une toulousaine de Montréal livre ses pâtisseries à vélo

Financiers, scones, madeleines, sablés, cookies, ou encore macarons,  il est maintenant possible de se faire livrer dans Montréal -et à vélo!- notre goûter ou petit déjeuner préféré chez soi, ou encore au bureau.

Par Charlotte Lopez

Arrivée à Montréal il y a maintenant quatre ans en provenance de la belle ville rose de Toulouse, Laura Peyre a créé son entreprise en ligne Le Salon Sucré depuis quelques mois.

Après avoir fait le triste constat que son métier de conseillère en économie sociale et familiale n’avait pas beaucoup d’avenir pour elle au Québec, car ses diplômes n’étaient pas reconnus, Laura a décidé de vivre de son autre passion : la pâtisserie.

Avec ce concept unique de « salon de thé livré à domicile », la jeune femme propose de petits délices et des gâteaux faits maison avec une combinaison de thés biologiques aromatisés par ses soins, livrés directement chez vous. Des pâtisseries salées sont aussi disponibles.

En utilisant des matières premières au maximum biologiques et un service écologique en matière de livraison, cette jeune entrepreneure passionnée de cuisine et de pâtisserie depuis son plus jeune âge, propose ses produits autant à des particuliers qu’à des entreprises.

« J’essaye de m’associer le plus possible avec des producteurs québécois et de faire des partenariats avec d’autres petites entreprises, souligne Laura. Il y a une grande solidarité dans l’entrepreneuriat à Montréal, je ne m’y attendais pas du tout, cependant tout marche par réseau c’est très compliqué. »

Local et écolo

À force de rencontres et de soirées de réseautage, la jeune femme s’est associée avec Livraison Vélo Montréal qui possède des vélos cargos ainsi qu’avec Jus Enzymes, une entreprise de jus de fruits pressés bio, à qui elle récupère les écorces d’orange et de citron dont elle a besoin pour ses thés.

Elle utilise également des emballages eco-responsables pour ses thés comme des pots Masson et des poches à thés en papiers Kraft biodégradables.

« Être autoentrepreneur c’est vraiment un combat, il y a des jours où je pourrai conquérir le monde, et d’autres où je remets tout en question », explique celle qui a le syndrome de l’imposteur.

N’étant pas pâtissière de formation, elle a parfois l’impression de ne pas avoir sa place, mais s’est vite rendu compte qu’elle n’était pas la seule à ressentir ce sentiment, « c’est ce que vivent les jeunes autoentrepreneurs aujourd’hui », ajoute-t-elle.

Après avoir suivi une formation pendant trois mois avec l’organisme le SAJE, qui permet de soutenir le démarrage et l’expansion des petites et moyennes entreprises au Québec, Laura a décroché en février dernier la bourse « soutien aux travailleurs autonomes pour la création d’entreprises» de 20 000$, suite à une présentation de son projet devant un jury de trois membres de l’entrepreneuriat.

(crédit photo: Isabelle Vouligny – Une: Laura Peyre et ses pâtisseries lors du lancement de la nouvelle collection des boutiques MÉTAMORPHOSE et Os cane.)                

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