Retour en Bourgogne, le dernier Klapisch prend l’affiche au Québec le 29 septembre

Le 29 septembre, le dernier film de Cédric Klapisch prend l’affiche au Québec. Sorti en juin 2017 en France, sous le titre Ce qui nous lie, le film du réalisateur français est devenu Retour en Bourgogne au Québec. Cette semaine, Cédric Klapisch est venu défendre son film, pour la première canadienne qui avait lieu à Montréal le 18 septembre au Théâtre Outremont.

Par Pascal Eloy, chroniqueur

Après un tour du monde et plusieurs années d’absence, Jean (Pio Marmai) rentre dans  sa Bourgogne natale. Pendant son absence, sa mère est décédée et son père, gravement malade, va rapidement la rejoindre, avant le début des vendanges. Toutefois, en rentrant, il retrouve sa sœur, Juliette (Ana Girardot) et son frère Jérémie (François Civil) qui s’occupent du vignoble familial. En un an, au rythme des saisons qui s’écoulent, la fratrie va se retrouver et se réinventer d’une façon inattendue, s’épanouissant et mûrissant comme le vin qu’ensemble, ils fabriquent.

« Retour en Bourgogne » (dont le titre en France est « Ce qui nous lie ») est le dernier film de  Cédric Klapisch et si vous vous attendez à y retrouver ses acteurs fétiches et l’ambiance de ses précédents films, vous serez déçus. En effet, une nouvelle équipe d’acteurs, jeunes, mais parfaitement justes et réalistes dans leurs rôles, donne au film une couleur, une lumière très attachante. Pio Marmai est magnifique dans son rôle et comme le dit Cédric Klapisch: «Il y a quelque chose en lui qui est plus ancré, plus terrien».! Et cela se sent….

De plus, l’auteur réalisateur nous fait découvrir une nouvelle facette de son art, avec un film lent, qui s’égrène au fil des saisons et de la vie de la vigne. Aucun plan urbain, aucune référence à la ville, même la musique ne ressemble pas à la musique habituelle des films de Klapisch ! Et pourtant, le film a été tourné pendant un an, de 2015 à 2016 et cela se ressent parfois avec quelques longueurs ou des scènes pas totalement abouties. A titre d’anecdote, comme pour repousser les limites du réalisme, une véritable cuvée de vin blanc a été produite durant le tournage et consommée, comme il se doit, à l’issue de son terme.

Quoi qu’il en soit, sans être un grand film, « Retour en Bourgogne » est un vrai bon film, mettant l’accent sur les racines familiales et leur importance ou le temps qui passe contre lequel on ne peut rien. Avec sensibilité et humour, le film nous permet aussi de découvrir la Bourgogne, une région exceptionnelle, riche de vallons profonds, de coteaux ensoleillés et de paysages superbes… et j’exagère à peine, même si j’ai un petit parti pris parce que je suis fou d’elle et de ses vins.

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La Bande-annonce du film:

(crédit photo: Nathalie Simon-Clerc)

 

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