« Passer du jetable au réutilisable » : l’innovation durable d’Ecocup

« Passer du jetable au réutilisable » est le maître-mot de l’entreprise française Ecocup spécialisée dans la location et la vente de gobelets réutilisables. Sa filiale, installée depuis 2013 au Québec a été le partenaire de nombreux festivals et événements musicaux populaires. L’outarde libérée a rencontré le président d’Ecocup Québec, Quentin Crouslé qui est revenu sur son parcours entrepreneurial le temps d’une entrevue.

Par Sonia Boujamaa

L’aventure Écocup Québec a débuté il y a 4 ans. Son fondateur Quentin Crouslé, installé depuis plusieurs années à Montréal, a remarqué l’engouement des Québécois pour le recyclage et le développement durable. Entrepreneur dans l’âme, il a décidé de concrétiser son projet d’entreprise à la fin de l’année 2011.

Initialement, l’entrepreneur tenait à monter son idée seul. Après de nombreuses recherches de  support, il s’est finalement orienté vers la recherche de partenaires afin de mener à bien son projet. « J’ai vite réalisé que partir de A à Z seul n’était pas évident », affirme Quentin Crouslé.  Au Québec cela n’a pas était facile pour lui; « ici on met l’accent sur les startups dans le domaine informatique et face à ça, je n’avais pas l’impression d’être une innovation viable», déclare-t-il. Face aux réticences sur la faisabilité de son projet, Quentin Crouslé a décidé d’orienter ses recherches de partenaires vers l’Europe. Il a alors proposé à Écocup France de les représenter au Canada, afin de profiter de leur concept et de développer leur affaire outre-Atlantique. « C’est comme si j’avais participé à l’émission les Dragons et que je trouvais le dragon qui décide de m’épauler », affirme-t-il.

Écocup version québécoise

Début 2013, Ecocup Québec voit officiellement le jour. Après la recherche de partenaires et de supports pour concrétiser son projet, il était question de rechercher des clients potentiels. « Le début n’était pas du tout facile, j’ai essayé de créer un intérêt autour de l’innovation que j’apportais aux événements », déclare le fondateur.  Il a ainsi rencontré les organismes de défense de l’éco-responsabilité des événements afin de promouvoir le concept d’Écocup.

Aujourd’hui la réputation de l’entreprise n’est plus à faire. Plusieurs événements québécois ont adhéré à la formule écoresponsable. C’est le cas du Piknik Electronik, de l’Igloofest ou encore du Festival Juste pour rire. Conscient du succès de son entreprise, Quentin Crouslé demeure alerte : « J’essaie de bâtir des bases solides avec le plus de stratégie possible, il ne faut pas se laisser emporter par le succès », souligne-t-il.

Source : Ecocup
Source : Ecocup

Connexion France-Québec fructueuse

Quentin Crouslé a grandi à Lyon; passionné de hockey, il fait souvent des allers-retours depuis 15 ans entre la France et le Canada. Outre son projet entrepreneurial qui l’anime, il a une autre ambition: devenir entraîneur professionnel de hockey. L’ancien élève du lycée français Stanislas de Montréal  décide donc de venir s’installer au Québec. À défaut d’avoir les moyens d’étudier au sein d’une université québécoise, Quentin Crouslé rentre à Lyon pour compléter une licence en marketing à l’Université Lyon III. Après trois années d’études, il rentre à Montréal pour monter son projet. « À l’école je n’étais pas le plus assidu, je voulais travailler avec ma vision et faire quelque chose d’intéressant », affirme Quentin Crouslé.

L’entrepreneur se dit très satisfait de sa relation avec les fondateur Ecocup France. « Je bénéficie de leurs conseils, de leurs feedbacks que je ne pourrais pas avoir ailleurs. C’est comme si je passais un cours avec quelqu’un qui l’a déjà validé », assure-t-il. Quentin Crouslé déclare se retrouver dans les deux cultures : « nous partageons nos différences, nous avons la même langue et la communication du message est plus facile pour moi».

Questionné sur l’avenir d’Écocup Québec, le jeune entrepreneur espère à court terme être la référence au Québec et à plus long terme voir son marché se développer à travers le Canada et les États-Unis. Dans un mois, l’entreprise participera à un événement montréalais d’envergure : les 10 ans de l’Igloofest.

(crédit photo Une : Ecocup)

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