Opéra de Montréal: Dialogues des Carmélites, un opéra pour surmonter ses peurs

L’œuvre de Francis Poulenc, Dialogues des Carmélites, prend l’affiche de l’Opéra de Montréal le 28 janvier. Dans une distribution et une mise en scène entièrement canadiennes, l’opéra en trois actes, troisième production de la saison, met notamment en scène Marianne Fiset et Marie-Josée Lord.

Par Nathalie Simon-Clerc

Dialogues des Carmélites, c’est l’histoire vraie de seize Carmélites de Compiègne guillotinées le 17 juillet 1794, marquant ainsi la fin de la Grande Terreur. L’histoire inspira Georges Bernanos qui écrivit une pièce de théâtre en 1948, dont le personnage principal est fictif, et dont Francis Poulenc tira un livret d’opéra en 1953. Dès sa première représentation le 21 juin 1957 à l’Opéra de Paris, Dialogues des Carmélites est un succès.

L’opéra de Poulenc met en scène Blanche de la Force (Marianne Fiset), une jeune aristocrate entrée au couvent pour vaincre sa peur de la vie et son angoisse de la mort; la vie monacale la transfigurera. Elle est notamment face à la prieure, Madame Lidoine (Marie-Josée Lord).

Un opéra sur la peur et la domination de la peur

« Blanche, c’est moi », déclarait Poulenc, s’identifiant à son héroïne en proie à ses peurs. Il traverse alors une période difficile après la mort de son compagnon Lucien Roubet. En 1957, il confie à Claude Rostand : « Si c’est une pièce sur la peur, c’est également et surtout, à mon avis, une pièce sur la grâce et le transfert de la grâce. C’est pourquoi mes carmélites monteront à l’échafaud avec un calme et une confiance extraordinaires ».

Selon l’Opéra de Montréal, le génie de Poulenc « sera de mettre la richesse et le lyrisme des mélodies françaises au service de la clarté du texte », dans un opéra « spirituel davantage dans l’esprit des Debussy, Verdi, Moussorgski et Monteverdi que dans celui des approches expérimentales de son siècle ».

C’est Jean-François Rivest qui dirigera l’orchestre durant les quatre représentations. Le 21 janvier dernier, il déclarait au Devoir : « Au-delà d’un spectacle, très beau, on vit quelque chose dont on ressort grandi et qui nous habite ».

La mise en scène est assurée par Serge Denoncourt, dont la dernière présence à l’Opéra de Montréal remonte à 1998, avec Les Noces de Figaro.

POULENC – Dialogues des carmélites | 28, 31 janvier, 2, 4 février 2017 à 19 h 30

BILLETS:  de 60$  à 155$ – www.operademontreal.com/billets/billets-simples

(crédit photo: Laurence Labat)

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