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Nos fourchettes d’or

Depuis le 2 avril dernier, les candidats à l’élection législative convient partisans et curieux à les rencontrer è Montréal, afin de leur délivrer la bonne parole. Alors que certains ont cédé à la tradition française de l’hospitalité, d’autres en revanche, ont oublié que, même en Amérique du nord, tout se termine autour d’un verre. Nous délivrons ici nos coups de coeur (Fourchette d’or), et nos coups de gueule (Couteau en plastique).

La première Fouchette d’or revient à la rencontre organisée par Louis Giscard d’Estaing le 8 avril, au restaurant Carte Blanche : vin rouge ou blanc, petites bouchées raffinées, dont une inoubliable crême brulée au foie gras, dans l’ambiance très design d’un restaurant de la rue Ontario, tenu par un couple de Français. Une soixantaine de personnes.

Le seconde Fourchette d’or est attribuée à Damien Regnard, pour les deux buffets vin-fromage et apéritif dînatoire qu’il a offert dans la même semaine, totalement « home made » par l’entourage du candidat et sa suppléante, dans une ambiance très française. Une vingtaine de personnes.

La troisième Fourchette d’or est décernée à Cyrille Giraud, qui a reçu ses partisans le 24 avril au Café République. Ambiance conviviale avec tutoiement de rigueur dans cette salle de réception très années 30, accompagnée d’un vin-fromage-pizza délicieux et fort sympathique. Une trentaine de personnes.

Le premier couteau de plastique revient à Frédéric Lefebvre qui, pour sa première réunion réellement publique à Montréal le 20 avril, avaient conviés une cinquantaine de partisans dans une crêperie bretonne, dont le cuisinier est… vénézuélien et absolument pas francophone. Par contre, ni bolée de cidre, ni bouchées à grignoter offertes, en écoutant l’ancien ministre.

Le second couteau de plastique est remis à Franck Scemama qui fut l’un des premiers à convier une cinquantaine de personnes à le rencontrer, le 2 avril, au restaurant Pélerin Magellan. Rencontre certainement trop rapide puisque le candidat socialiste n’a même pas offert un verre de vin… faute de compte de campagne ouvert. Un conseil de Corinne Narassiguin sans doute…

6 Réponses

  1. Theo Chino
    Theo Chino at |

    En France, les gens au chômages, les étudiants qui viennent d’avoir 18 ans, ceux qui ne gagnent pas assez d’argent, etc… il ne payent pas d’impôts et reçoivent une éducation, du training etc … on ne leur prive pas leur droit d’Être Français ?

    C’est quoi cette amalgame Payer des Impôts égale Citoyenneté Française.

    Non, citoyen Français égale droit de vote. Allo quoi ! Merde !

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  2. Etienne
    Etienne at |

    Je ne savais pas que le « métier » de journaliste consistait à bouffer à l’oeil.

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    1. Nathalie Simon-Clerc
      Nathalie Simon-Clerc at |

      Rassurez-vous cher monsieur, nous n’avons pas le temps ! Tout juste un verre d’eau ! Nous ne grèverons pas les deniers des contribuables français, auquels, à titre personnel, je contribue encore. Bonne journée

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  3. Renée
    Renée at |

    Générosité aux frais… des contribuables, puisque n’oublions pas que tous les frais de ces libations doivent être déclarées dans les comptes de campagne, et que si les candidats dépassent les 5%, ils en seront remboursés…
    Comme on dit ici aux USA… There’s no free lunch… Sauf quand on est Français à l’étranger et qu’on ne paie pas d’impôt en France ?

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  4. Béatrix Christophe
    Béatrix Christophe at |

    Est-ce parce qu’en France on fait des « party » de salon et au Québec des « party » de cuisine qu’ils leurs à été difficile de s’adapter ? Comme quoi la politique à l’époque des réseaux sociaux et loin de l’époque des… « restau sociaux » 😉 !
    Bravo pour la trouvaille des fourchettes en or et en plastiques pour qualifier la générosité gastronomique de ceux qui naissent parfois avec une cuillère en argent dans la bouche ou le c.. bordé de nouilles, se parlent parfois à couteaux tirés en mettant les pieds dans le plat et l’assiette fiscale…

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