Musée des Confluences, entre Saône, Rhône et « Québec touch »

Par Agathe La Tuque, Correspondante à Paris, blogueuse

C’est à la rencontre de la Saône et du Rhône que s’est ouvert, le 20 décembre dernier à Lyon le Musée des Confluences.  Après avoir longuement été critiqué pour son architecture présentant de forts porte-à-faux, pour ces délais de livraison de plus de dix ans, et pour son coût de construction faramineux, le nouveau-né lyonnais promet de redéfinir les règles muséales tant par son approche que par l’expérience qu’il promet à ses visiteurs.

Le musée des sciences et des sociétés proposera certaines confluences et ponts entre les cultures et la culture, mais il promet aussi de donner les codes pour mieux comprendre la société contemporaine.

Lorsque l’on connaît bien le Musée de la Civilisation à Québec, on réalise que la « Quebec Touch » de Michel Côté est partout.

Pourtant on ne le mentionne pas de manière explicite, puisque la direction a changé, et est maintenant assurée par Hélène Lafont-Couturier; mais c’est le québécois Michel Côté, actuel directeur du Musée de la Civilisation à Québec qui a porté une bonne majorité du projet de l’actuel Musée des Confluences de Lyon de 1999 à 2010.

Le récipiendaire du Prix Samuel de Champlain est jusqu’ici, le seul québécois à avoir siégé à la direction d’une institution muséale française. Il a voulu créer une expérience d’appréciation ouverte qui permettrait d’entrer simplement en contact avec l’émerveillement et les connaissances tout en se posant les questions adéquates qui pourraient tendre à une meilleure interprétation du monde

Multidisciplinarité

C’est à la suite de la fermeture définitive du Muséum de Lyon en 2007 et suite à une restructuration au sein du département Rhône-Alpes qu’est née l’idée de créer un tout nouveau musée fusionnant les sciences humaines, les arts et les sciences pures.

Le projet se voulant être un musée des sciences et des sociétés a donc été mis sur pieds quelques années plus tard.

Fortement inspirées par l’esprit du cabinet de curiosité, les expositions permanentes et temporaires se succèdent dans la section dénommée le « nuage ». Les collections se chevauchent dans des salles d’exposition vues tels des univers, cellules où se créent des expériences muséales nouvelles.

La rondeur et organicité des volumes d’exposition propose un parcours d’exploration assez original et inattendu, mais parfois déroutant où l’on perd parfois le sens du monde, mais aussi de la visite.

C’est en tout quatre thématiques qui sont abordées dans les salles permanentes soit : Origines – les récits du mondeSociétés – le théâtre des hommes, Espèces – la maille du vivant et Éternités – visions de l’au-delà. En tout, plus de 3000 pièces se regroupent dans l’espace muséal de 3000m2.

Le nouveau musée compte bien accueillir plus de 500 000 visiteurs par an.

(crédit photo : Agathe La Tuque)

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