Manuel Valls en visite au Canada pour trois jours

C’est aujourd’hui que commence la visite de Manuel Valls en terre canadienne. Le Premier ministre français débute sa visite par Ottawa, puis se rendra au Québec, dans le cadre de la 19e Rencontre alternée des premiers ministres français et québécois. La visite du chef du Gouvernement français, prévue en juin dernier, avait été décalée à cet automne en raison des troubles sociaux dans l’Hexagone.

Cet après-midi, Manuel Valls foulera le sol canadien en commençant par Ottawa. Il s’entretiendra avec David Johnson, Gouverneur général du Canada, avant de dîner avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Demain il rejoindra Montréal, ou il est l’invité, ainsi que Philippe Couillard et Justin Trudeau, respectivement Premiers ministres du Québec et du Canada, de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain. Une tribune spéciale est organisée avec les trois Premiers ministres, qui échangeront sur les occasions d’affaires découlant de la mise en œuvre de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.

Manuel Valls s’entretiendra ensuite avec des entrepreneurs de Montréal, puis avec le Premier ministre, Philippe Couillard.

La première visite de Manuel Valls à Québec

Le vendredi 14 octobre, le Premier ministre français terminera sa visite à Québec, ou il inaugurera les nouveaux locaux du Consulat de France au 500 Grande-Allée. La 19e Rencontre alternée débutera dans la matinée et se terminera par un déjeuner offert par Philippe Couillard. Les rencontres alternées ont été instaurées en 1977.

« Le Québec et la France sont des partenaires naturels. Depuis plus de 50 ans, la relation franco-québécoise repose sur une puissante assise qui  se renouvelle et  s’approfondit. Cette première visite au Québec du premier ministre Valls nous permettra de poursuivre le travail que nous avions déjà amorcé pour répondre, avec cohérence et en partenariat constant, aux défis économiques, sociaux, environnementaux et culturels du 21e siècle », a déclaré le Premier ministre du Québec.

En 2015, les échanges entre le Québec et la France s’élevaient à 4,5 milliards de dollars, une hausse de 16,7 % par rapport à 2014, la France était le premier marché d’exportation du Québec au sein de l’Union européenne et son troisième à l’échelle mondiale et l’Hexagone était le deuxième investisseur étranger au Québec après les États-Unis et devant le Royaume-Uni avec 303 filiales. C’est près de la moitié des filiales françaises au Canada. À l’inverse, le Québec compte 143 filiales en France.

Donner une nouvelle impulsion

Selon les observateurs, le Premier ministre Valls devra donner une nouvelle impulsion à une relation franco-québécoise, « moderne » selon les uns, « qui se délite » selon les autres, et aborder le dossier des accords de reconnaissance mutuelle (ARM) des diplômes entre la France et le Québec, notamment pour les vétérinaires français qui se voient barrer la route de leur métier au Québec.

« Les Québécois ont signé les accords, accompagnés de bataillons d’avocats. Comme pour leurs contrats de mariage. Les Français se sont fait représenter par des politiciens sûrs de leur fait. Huit ans plus tard, si les Québécois peuvent travailler en France sans restriction aucune, ce n’est pas encore le cas pour tous les professionnels français au Québec. », explique le journaliste Ludovic Hirtzmann, dans un article signé hier dans Sud-Ouest. Le journaliste du Devoir, Christian Rioux, affirme que Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, aurait déclaré à huit clos : « Il faut continuer à y mettre de la pression. »

La visite prévue à Rimouski, pour inaugurer l’institut maritime franco-québécois, n’est plus au programme. Selon le communiqué du Gouvernement du Québec, « des représentants des gouvernements québécois et français se rendront (également) à Rimouski pour procéder à l’inauguration de l’Institut France-Québec maritime. »

Le Premier ministre français est accompagné de Matthias Fekl, ministre délégué aux Français de l’étranger, d’Audrey Azoulay, ministre de la culture et d’Axelle Lemaire, ministre en charge du numérique et Commissaire du président Hollande pour le 375e anniversaire de Montréal.

Manuel Valls s’envolera le 14 octobre, en fin de journée, pour l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon.

(crédit photo : Ministère des Relations Internationales et de la Francophonie)

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