Liberté d’expression

Par Philipe Adelfang

Critique musical

 

Alexandre Tharaud avec, à nouveau, la complicité des Violons du Roy, sous la baguette magique de Bernard Labadie, nous offre son dernier disque consacré à des œuvres de Mozart et Haydn.

Le concerto de Mozart K271, surnommé Jeunehomme, peut, sans aucun doute, être considéré comme son véritable premier chef-d’oeuvre. Le génie mélodique du maître de Salzbourg prend,  ici, des proportions  inattendues, comme dans son deuxième mouvement, simplement sublime.

Le concerto de Haydn en ré majeur, le dernier des trois concertos pour clavier de sa maturité,  fut écrit pour le pianoforte, dont on remarquera la virtuosité et l’ingéniosité mélodique qui nous font penser à un jeune Beethoven.

Le disque se complète avec le très sympathique rondo en la majeur pour piano et orchestre, et j’attire votre attention sur l’air de concert « Ch’io mi scordi di te », interprété magistralement par la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato.

Alexandre Tharaud et les Violons du Roy nous livrent, dans les deux concertos, des versions magiques, d’une expressivité sans bornes. Mais on dirait que, dans l’air de concert, ils suivent simplement la musicalité et l’interprétation impériale de DiDonato, pour atteindre un sommet dans l’interprétation.

Très beau disque! En attendant le retour de Labadie (en congé de maladie), voici un petit remède pour notre âme !

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