L’IAGF jette l’ancre à Montréal pour étudier l’avenir des grands fleuves

Le 18 avril dernier, l’observatoire des grands fleuves de la planète, s’est réuni à Montréal pour sa deuxième session. Sous la présidence de l’académicien français Érik Orsenna, l’organisme, qui regroupe 14 des plus grands fleuves du monde, dont le Saint-Laurent, veut développer une vision mondiale, conjuguant développement économique et préservation des écosystèmes fluviaux.

Selon Érik Orsenna, les fleuves sont les grands oubliés de la lutte au changement climatique. C’est pour évoquer les problématiques climatiques et environnementales des grands fleuves du monde, que la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) a créé Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves (IAGF) en 2014. L’académicien, mais aussi économiste et spécialiste du développement durable, Érik Orsenna, assure la présidence de cet organisme international, qui se réunit deux fois par an.

Denis Coderre, maire de Montréal - Crédit : Nathalie Simon-Clerc
Denis Coderre, maire de Montréal – Crédit : Nathalie Simon-Clerc

C’est à Montréal, que l’IAGF avait jeté l’ancre la semaine dernière, pour se pencher sur le cas du fleuve Saint-Laurent, outil de développement économique de l’est de l’Amérique du nord depuis un siècle, mais aussi réceptacle de toutes les pollutions.

« L’expertise et le regard averti des membres [de l’IAGF] nous guideront à poser les meilleurs gestes pour assurer la pérennité du fleuve dont nous sommes tant tributaires », a indiqué Sylvie Vachon, directrice générale de l’administration portuaire de Montréal (APM).

Mais c’est aussi le fleuve Saint-Laurent, comme nouveau modèle énergétique, qui a fait l’objet des discussions. L’étude du Port de Montréal, au sein du système Saint Laurent – Grands Lacs a été au centre des échanges. La synthèse des travaux a souligné la pluralité des usages d’un fleuve et leurs nécessaires acceptabilités.

Denis Coderre veut rendre l’accès au fleuve

Le maire de Montréal, Denis Coderre, dont la décision de déverser les eaux usées de Montréal durant quelques jours, avait été sévèrement critiquée en octobre dernier, est venu rassurer l’organisme international, et ne conçoit pas le développement économique, sans développement durable et social. Il souhaite rendre l’accès au fleuve aux Montréalais, et a bon espoir de « récupérer » le Vieux-port sous peu.

La prochaine session de l’IAGF aura lieu au Paraguay en octobre 2016. Le collège permanent de l’IAGF comprend 14 fleuves : Parana et Maroni en Amérique du sud, Mississipi et Saint-Laurent en Amérique du nord, Nil et Sénégal en Afrique, Fleuve rouge, Fleuve jaune, Mékong et Gange en Asie, Elbe, Danube, Volga et Rhône en Europe.

Un reportage vidéo de Nathalie Simon-Clerc :

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