Le Petit Prince revisité par les Grands Ballets de Montréal

Par Maryne Zammit, journaliste

Ce soir, la troupe du Petit Prince jouera sa première représentation à guichets fermés au Théâtre Maisonneuve à la Place des Arts. L’Outarde Libérée a assisté hier à la répétition générale du ballet mis en scène par la chorégraphe néerlandaise Didy Veldman.

Dès ce soir, c’est un Petit Prince futuriste, à l’habit argenté et sans nœud papillon rouge, que l’on retrouvera jusqu’au 28 mars sur la scène des Grands Ballets de Montréal. Dans ce ballet d’inspiration tant contemporaine que classique, Didy Veldman revisite l’œuvre mondialement connue d’Antoine de Saint-Exupéry. Pour Alena Jeangrand, relationniste franco-ontarienne pour les Grands Ballets, « c’est une adaptation dans laquelle on voit le Petit Prince évoluer dans le monde et la société d’aujourd’hui».

Mais que les puristes se rassurent, l’imaginaire du Petit Prince reste intact. « Pour les adultes qui ont lu l’œuvre, il y a beaucoup de références que l’on retrouve dans le ballet », ajoute-t-elle. Le Petit prince dansera en duo avec La Rose ou le Renard, les ‘’éléphants dans des boas’’ feront leur apparition sur scène sous forme de dizaines de chapeaux qui se déplaceront seuls sur scène – comme par magie – et les étoiles parsèmeront la quête dansée du Petit Prince à travers l’espace.

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« Une atmosphère intimiste qui suscite l’émotion ».

Onirique et poétique, le spectacle passe d’une ambiance à l’autre par le jeu des couleurs et des lumières, tantôt chaudes, tantôt froides selon les épisodes évoqués. Les costumes sophistiqués et les pyjamas se côtoient. Les duos, trios, et plus si affinités, passent de mixtes à masculins au son des violons de Johann Sebastian Bach ou sur fond de musique du monde. On y entend aussi des influences électroniques résolument contemporaines, et des morceaux plus rock’n’roll. On reconnaît même parfois des chants diphoniques.

Tout l’enjeu du ballet est là: parvenir à retranscrire par le mouvement et le décor l’essence du livre, celle qui aspire à retrouver l’enfant en chacun de nous. Et, c’est ce que vient chercher le public : « C’est un spectacle très attendu, nous vendons plus de 100 billets par jour, nous a confié Alena Jeangrand. Nous faisons déjà salle comble presque tous les soirs ». 72 ans plus tard, Le Petit Prince n’a pas fini d’inspirer et de faire rêver des générations d’adultes.

Crédit photo : Rozenn Nicolle

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