L’abonnement sucré de « La Boite à bonbons »

« Un bonbon par jour pendant un an », c’est en substance ce que Sarah Takforyan, co-fondatrice de « La Boite à bonbons », s’est fixée comme objectif en lançant son entreprise il y a à peine un an. Désormais, c’est sur abonnement, que les amateurs de friandises peuvent recevoir par la poste les bonbons sélectionnés par la jeune entrepreneure.

Par Aurélie Tobia

C’est en Novembre dernier que l’aventure sucrée de la jeune française de 26 ans a commencé. Arrivée au Canada il y a huit ans et détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en commerce international des universités McGill et Concordia, la jeune femme, friande de bonbons en tout genre, décide d’ouvrir sa compagnie de vente de bonbons en ligne avec son conjoint Paul.

Pour Sarah, l’idée du projet consiste à « développer un produit qui est beau, qui est facilement photographiable, avec des bonbons de qualité supérieure, frais et savoureux à la fois ». Elle ajoute également que son objectif final est de pouvoir « créer [ses] propres bonbons et ainsi avoir la main mise sur les ingrédients et tout le processus ».

L’originalité du projet réside dans l’abonnement et la livraison à domicile. Pour 27 dollars par mois, l’abonné reçoit un kilogramme de bonbons chez lui chaque mois, avec le mix de son choix: bonbons surs, bonbons mixtes ou bonbons doux.

Une délicieuse boîte

crédit: La Boite à Bonbons

Après un échec de la première boite qui contenait des Haribo qui ont été jugés « trop durs et pas assez frais » par ses clients, la co-fondatrice a décidé de ne plus mettre cette marque dans ses boîtes et tient à ce que les bonbons soient les plus frais possible notamment grâce « à des sachets refermables et scellés qui, du coup, conservent la fraîcheur très longtemps. »

Les bonbons placés à l’intérieur des boîtes changent chaque mois. La boîte contient quatre sachets avec quatre sortes de bonbons différents dont certains proviennent d’autres pays, car le but est de « faire découvrir des bonbons du monde entier aux Canadiens et aussi de rendre les gens heureux avec de simples bonbons », espère Mme Takforyan.

Une confrérie passionnée

Après quelques mois, l’entreprise compte aujourd’hui près de 300 abonnés et deux salariés. La clientèle hypothétique ciblée au départ devait être la gente masculine mais au final, il s’est avéré que les femmes, et plus spécifiquement les mères de familles, âgées de 24 à 39 ans, sont les plus grosses consommatrices car « elles aiment acheter ça pour partager avec les enfants », s’en amuse Sarah Takforyan.

La communauté de La Boîte à bonbons ne cesse de s’agrandir mais la jeune entrepreneure garde la tête sur les épaules et affirme que « si ça ne fonctionne pas, tu passes à autres choses. Il ne faut pas se stresser, il ne faut pas avoir peur, il faut juste sauter le pas et y aller ». Elle espère tout de même que dans cinq ans, La Boîte à bonbons existera toujours.

La livraison de l’autre côté de la frontière canadienne, vers les États-Unis, fait partie de ses plans, pour autant que les formalités douanières et les frais de livraison ne soient pas trop prohibitifs.

La jeune entrepreneuse aimerait faire des soirées dégustations de bonbons à Montréal permettant de cette manière de faire découvrir les sucreries du mois suivant aux consommateurs réguliers. Mais cela serait également un moyen d’attirer de nouveaux adeptes et ainsi agrandir la famille gourmande.

www.laboiteabonbons.ca

Facebook: @laboiteabonbonsca

(photo de Une: Paul Braicovich et Sarah Takforyan – crédit: Laurie-Anne Thuot)

 

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