La France à l’UQAM : trois jours d’échanges autour de la coopération universitaire franco-québécoise

L’Université du Québec à Montréal était l’hôte, du 20 au 22 novembre dernier, de la première édition de La France à l’UQAM. Au programme : une série d’ateliers et de conférences axés sur la coopération franco-québécoise en matière de recherche et de mobilité étudiante. Né d’un partenariat entre le rectorat de l’UQAM et le Consulat général de France, l’évènement a rassemblé pendant trois jours plus d’une centaine d’étudiants et de chercheurs originaires de part et d’autre de l’Atlantique. Et s’est révélé un franc succès.

Par Sandrine Bourque, Rédactrice en chef adjointe

Les partenariats entre universités françaises et québécoises sont plus vivaces que jamais. Les chercheurs de l’Hexagone sont, après les Américains, les deuxièmes plus grands contributeurs aux publications scientifiques québécoises co-signées par un auteur étranger. Et c’est sans parler de la mobilité étudiante, qui permet chaque année à quelque 1500 étudiants québécois et à près de 12 000 étudiants français de poursuivre leurs études outre-Atlantique.

C’est pour soutenir cet élan que le rectorat de l’UQAM et le Consulat général de France ont voulu mettre sur pied l’évènement La France à l’UQAM. Si les premiers échanges entre les deux partenaires avaient pour but « de réfléchir à des moyens de promouvoir la mobilité étudiante », explique Florence Béranger, Attachée de coopération scientifique et universitaire au Consulat général de France à Québec, l’idée d’aborder plus largement le thème de la coopération universitaire franco-québécoise s’est rapidement imposée.

« Nous avons voulu mettre sur pied un événement qui permette de mettre en valeur non seulement les programmes de mobilité étudiante, mais aussi les outils à disposition des chercheurs afin de développer des nouveaux partenariats franco-québécois », précise Mme Béranger. « Nous voulions aussi valoriser les collaborations déjà existantes entre l’UQAM et les universités françaises, les faire connaître au public », ajoute-t-elle.

Une programmation éclectique

Programmés en soirée, les tables rondes et les débats se voulaient avant tout l’occasion de valoriser des collaborations existantes entre chercheurs français et chercheurs de l’UQAM. Des thèmes aussi variés que l’intelligence artificielle, les contenus culturels francophones à l’ère du numérique ou le développement du tourisme ont ainsi été abordés par les intervenants uqamiens et les trois professeurs français qui, sur invitation du Consulat général de France, ont pris part à ces événements afin d’y présenter leurs travaux.

Quant aux trois ateliers offerts, ils avaient plutôt pour objectif de familiariser les participants avec les outils de la collaboration franco-québécoise en matière de recherche et de mobilité. Organisées sur l’heure du déjeuner, ces activités à la dimension plus « pratique » ont très certainement permis aux étudiants québécois tentés par un séjour d’études en France, aux jeunes français inscrits à l’UQAM ou aux chercheurs en quête de financement pour nouer des partenariats outre-Atlantique de trouver réponses à leurs questions.

Un bilan positif

Au terme de la dernière table ronde, qui avait lieu jeudi soir au MT Lab, un incubateur d’innovations en tourisme partenaire du Welcome City Lab de Paris, les organisateurs de La France à l’UQAM n’ont pas manqué de souligner le succès de cette première édition. « Grâce aux liens nombreux qui ont été noués dans le cadre de ces activités, la mobilité professorale et étudiante va très certainement connaître un nouvel essor », s’est réjouie Catherine Mounier, vice-rectrice à la Recherche, à la création et à la diffusion à l’UQAM.

L’événement a bel et bien suscité un intérêt fort dans le public : entre 70 et 80 personnes étaient inscrites à chacune des conférences. Une participation qui a finalement été revue à la baisse. « Probablement en raison des mauvaises conditions météorologiques et de la grève étudiante », avancent les organisateurs, qui sont néanmoins satisfaits de la fréquentation de cette première édition. « Les échanges ont été très riches, et cela nous a permis de confirmer que les liens entre la France et le Québec sont plus solides que jamais », résume Florence Béranger.

Le Consulat de France comme l’UQAM souhaitent que cette édition soit la première d’une longue série. « Cette collaboration privilégiée entre nos deux institutions n’est qu’un début », a assuré la vice-rectrice Catherine Mounier jeudi soir. « Au Consulat, nous avons également soulevé la possibilité d’étendre l’événement à d’autres universités québécoises lors des prochaines éditions », ajoute Florence Béranger, précisant toutefois que rien n’est définitif, et que l’heure est désormais au bilan.

(crédit photo: Sandrine Bourque)

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