La folie des grandeurs

Les Québécois détestent se faire dire qu’ils sont nord-américains. Mais, depuis que je suis en France, je ne peux que constater à quel point c’est vrai… à commencer par les tailles de vêtements. 

Par Leïla, blogueuse québécoise en PVT en France
www.sixheuresplustard.com

Après avoir été dévastée par l’équivalent de l’ouragan Irma, mon petit équilibre est en voie de reconstruction, à la recherche de repères en sols européens. J’ai passé les derniers jours à prendre probablement deux kilos en mangeant mes émotions. Aujourd’hui, j’ai entamé une thérapie par le shopping. C’est moins évident qu’il n’y paraît.

Au Canada, et même aux États-Unis, je connais ma taille, selon les boutiques où j’achète. En France, je ne m’y retrouve plus! Déjà que je fais du shopping comme un homme, en me rendant au centre commercial que si je n’ai besoin de quelque chose, et en achetant toutes les couleurs disponibles d’un modèle qui me sied bien…

J’ai donc tenté l’expérience de magasiner au flair, sans but précis, en y allant au pif, et en explorant. Tout un défi pour moi, qui déteste d’ordinaire faire du lèche-vitrine et perdre des heures dans les centres commerciaux…

Au Canada, je porte du 7-8. Ici, après avoir regardé les étiquettes avec un gros point d’interrogation dans les yeux, j’ai décidé d’essayer quatre tailles différentes, question d’être sûre d’en avoir une qui m’aille. Après multiples essais et erreurs, je pense porter quelque chose autour de 40, en ce qui a trait aux pantalons.

Pour les souliers, j’ai également dû demander de l’aide à la vendeuse, qui a bien compris ma confusion rien qu’à mon accent, aussitôt que j’ai ouvert la bouche. J’ai finalement acheté une paire de chaussures de course un peu grandes, mais je me dis que je chausse «à peu près» du 40. Avec mes nouvelles Stan Smith, je suis en voie de pouvoir me fondre dans la foule incognito à mon retour à Paris.

(crédit photo: Adidas)

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L’auteure: Leïla Jolin-Dahel

Arrivée en France il y a quelques semaines, « Montréalaise déracinée sur une base volontaire » comme elle se définit, Leïla est diplômée de l’UQAM, journaliste et une « voyageuse passionnée ». Avec son blog, Six Heures Plus Tard, elle nous livre ses états d’âme et ses impressions sur les bons et les mauvais côtés de la France, au gré de ses voyages dans l’Hexagone, à Lille, Biarritz ou en Bourgogne et de sa vie quotidienne.

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