La cuisine nissarde à l’honneur à Montréal avec le Nice Truck

Par Charlotte Lopez

La folie des « camions de cuisine de rue » à Montréal est venue chercher cette année deux Français, passionnés par l’idée de faire découvrir la nourriture niçoise à cette ville multiculturelle et multiethnique.

Deux Niçois, amis d’enfance, Julien Marietti, 29 ans, et Jonathan Domer, 31 ans, sont arrivés à Montréal en Permis-Vacances-Travail (PVT) en 2009. Aujourd’hui gérant du Candi bar, Jonathan n’est jamais reparti vivre à Nice. De son côté, Julien est revenu cette année pour monter le projet que les deux garçons avaient en tête depuis leur arrivée, bien avant que les food truck n’envahissent Montréal.

« Dès qu’on est arrivé au Québec et qu’on a vu cette diversité culturelle, on s’est dit que ça serait vraiment une bonne idée de faire découvrir nous aussi les spécialités de notre ville, explique Julien Marietti. A l’époque il n’y avait pas de food truck, puis avec ce système qui se développait, on en parlait de plus en plus. Et un jour on s’est dit « lets go on fonce ! » ».

Avec de l’argent de côté et un troisième partenaire, le patron de Jonathan et propriétaire de l’ancien Gogo Lounge et du Candi bar, Carlos Morais, le Nice Truck a finalement vu le jour en mai dernier, pour la saison 2015.

Pissaladière, pan bagnat, daube, farcis niçois, bugnes niçoises… et une poutine revisitée bien sûr !

« On a formé un cuisinier d’ici, Victor Vasquez, super bon, doué et autonome, souligne Julien. On lui a tout appris de la nourriture niçoise, pour que les plats soient faits à la perfection. Avant l’ouverture, on a fait des essais pour qu’il soit capable d’opérer, car c’était impossible pour nous d’être en cuisine et de s’occuper d’autres aspects de la gestion d’entreprise. »

Le Nice Truck propose donc des recettes traditionnellement nissardes comme le pan bagnat, la pissaladière, la daube, le farcis niçois ou encore les bugnes niçoises. Les trois collègues n’ont tout de même pas eu le choix de s’adapter à la population québécoise en mettant une poutine dans leur menu. « À un moment donné c’est sûr que la nourriture nissarde c’est bien, mais pour les Québécois qui sont moins curieux, et qui restent un peu plus sur leur classique, on propose aussi quelque chose qu’ils connaissent mieux, avec nos ingrédients, nos recettes, mais adapté à eux », indique Julien.  Et justement, quel est leur plat le plus populaire ? Leur poutine évidemment ! Au bœuf effiloché, un Black Angus 1855 d’excellente qualité, avec mozzarella et échalote verte.

Un très bon premier été malgré le manque de publicité et de marketing

La saison des food truck se terminant fin octobre, les trois acolytes vont maintenant en profiter pour perfectionner leur communication pour la saison prochaine, et amasser des contrats pour des évènements privés. « Ce premier été c’est super bien passé, c’est vraiment une réussite pour nous, confie Julien. Par contre, on aurait aimé avoir le temps de se faire un peu plus connaitre avant le lancement de la saison, pour exploiter davantage notre service traiteur. »

Avec un menu très adaptable selon la demande du client, Le Nice Truck a en effet l’objectif de développer l’aspect traiteur pour des événements corporatifs ou privés. « Si on veut vraiment rentrer dans notre argent on est obligé de faire ça à côté », mentionne-t-il. Ils ont tout de même réussi à en faire quelques-uns cet été, notamment grâce à l’Association des restaurateurs de rue du Québec (ARRQ), qui les a aidés à en trouver.

« Les Québécois étaient très satisfaits de notre food truck »

Le plus grand plaisir de Julien, Jonathan, Carlos et leur équipe, c’est d’être proche de la clientèle et de pouvoir expliquer la nourriture du sud est de la France. « La cuisine niçoise ça ne parle pas vraiment à grand monde, mine de rien, lance Julien. Donc on est parti dans l’esprit : on va expliquer aux gens, on va amener quelque chose de nouveau, ça va prendre du temps, mais on va être patient et expliquer ».

Et pour eux, exprimer l’amour qu’ils mettent dans leur cuisine, c’est la partie la plus intéressante du travail. « Le service des gens, la préparation, voir les clients qui prennent du plaisir à déguster, c’est ça l’important, déclare Julien, tout le travail en amont est compliqué, mais la finale est là. »

Une réponse

  1. Nathaly
    Nathaly at |

    Les idées c est faciles de les avoir mais faire de l argent au Québec !!!!! Bon courage !!!! A vous tous

    Nathaly de Nice aussi

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