Un indice commun à la France et au Québec pour mesurer l’égalité femme-homme

Hasard du calendrier… ou pas, Édouard Philippe et Philippe Couillard ont animé la 20ème rencontre alternée des Premiers ministre français et québécois le 8 mars dernier à Paris, journée internationale de la femme. Ils se sont mis d’accord sur la création d’un indice commun pour mesurer l’égalité femme-homme, sur l’amélioration de la visibilité de l’internet francophone et ont annoncé un mandat gouvernemental commun pour l’institut maritime franco-québécois de Rimouski.

Par Nathalie Simon-Clerc

Les deux Premiers ministres caressent une ambition commune et affirmée pour que le futur indice de mesure de l’égalité entre les femmes et les hommes devienne, pourquoi pas, le prélude d’un indice international. « C’est un outil de mesure et de comparaison, d’aide à la décision, qui permettra d’orienter des actions politiques nationales et internationales », a indiqué Édouard Phlippe. premier Ministre français. « Si on veut se comparer, on doit se mesurer de la même façon (…) On espère que ce travail aura une répercussion internationale », a renchéri Philippe Couillard, Premier ministre du Québec.

Dans la matinée du 8 mars, Philippe Couillard a participé, ainsi que plusieurs ministres du Gouvernement du Québec, au conseil interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes présidé par Édouard Philippe. Le Premier ministre québécois a rappelé que son gouvernement allait présenter une loi cadre sur cette « question humaine et sociale essentielle ».

Climat: tranport maritime durable

C’est aussi la question du climat qui a monopolisé les conversations entre les deux chefs de gouvernement. Édouard Philippe a salué le marché du carbone mis en place par le Québec, l’Ontario et la Californie, et a confié que l’Union Européenne devrait s’en inspirer. Philippe Couillard s’est dit favorable à l’encouragement des « relations techniques et des relations de travail » dans ce domaine.

Les deux hommes ont annoncé que, pour la première fois, l’institut maritime franco-québécois créé en 2016, qui regroupe des chercheurs français et québécois en sciences de la mer, allait recevoir un mandat gouvernemental commun qui porte sur l’évaluation des impacts climatiques dûs à l’augmentation inévitable du commerce maritime engendrée par le CETA. Édouard Philippe a rappelé que plus de 80% des échanges commerciaux passent par la mer et Philippe Couillard mise sur les innovations que l’institut maritime pourrait suggérer quant à la propulsion des navires.

Nouvelles technologies

C’est aussi l’intelligence artificielle qui était au menu des discussions entre les deux gouvernements. Philippe Couillard a annoncé la tenue, à l’automne prochain au Québec, d’une conférence sur les aspects moraux et éthiques de l’intelligence artificielle. « Il ne faut pas en parler dans 10 ou 15 ans mais dès maintenant pour en délimiter le contour », a prévenu le chef de gouvernement du Québec. Il n’exclut pas la création d’un organisme international sur ce sujet d’avenir.

Le numérique, qui a fait l’objet de nombreux accords entre les deux nations la semaine dernière, est « un enjeu considérable » selon Édouard Philippe. Il a annoncé le développement d’outils conjoints entre la France et le Québec, pour accélérer la « découvrabilité » de contenu francophone sur internet. « Le mot est affreux mais le sens et l’enjeu sont considérables, car il s’agit de promouvoir les contenus en français sur internet », a justifié le premier Ministre français. Philippe Couillard a, quant à lui, réaffirmé l’ambition commune de la France et du Québec de défendre la langue de Molière. « Nous avons un espace virtuel, le web, et un espace déterminé, l’Afrique », a fait valoir le premier ministre du Québec.

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