IAM met le feu au Quartier des spectacles de Montréal

IAM, véritable icône du rap français,a fait trembler les carreaux du sol de la place des Arts devant un public difficilement chiffrable tant il était nombreux dimanche soir. Le groupe marseillais a démarré sa tournée des 20 ans de l’Ecole du Micro d’argent à Montréal et ils ont marqué le festival québécois pour 20 ans au moins. Petit résumé du concert de l’année.

Par Cédrelle Eymard et Léa Villalba

IAM, une légende toutes générations confondues

« Légendaires », « touchants », « d’une plume inégalée », les témoignages de gratitude et d’amour n’en finissent pas. Ils sont des icones pour de nombreux français venus se coller aux Francos ce dimanche soir.  Avec une entrée en scène sur « Nés sous la même étoile », IAM donne le ton. Le public n’a pas peur de chanter, crier, hurler, et c’est en chœur que plus jeunes, plus vieux, hommes, femmes, enfants répondent aux chanteurs marseillais.

Sous les même étoiles ce soir-là, le public ne fait qu’un avec le groupe. C’est cela une légende sur scène.  Ils alternent chansons de l’album mythique et nouvelles chansons afin de tester les réactions du public montréalais au vu de leur future tournée, tant attendue. On assiste à une performance démesurée où effets visuels côtoient jeux de lumières et featuring avec Myriam Sassi. Les rappeurs remontent  le temps et rendent hommage à la genèse du hip-hop en mixant différents sons funky et en jouant le jeu du battle de danse, une introduction toute trouvée au cultissime « Je danse le MIA ».

Hier, c’est loin ?

Dire que « Je danse le Mia » date de 1993, 24 ans et pas une ride… Après quelques pas de danse, les marseillais font bouger la foule. Sur scène, ils donnent tout, d’une immense générosité. Il est simplement stupéfiant d’observer à la fois leur professionnalisme, la mise en scène est énorme, leur tranquillité apparente et le charisme qu’ils dégagent.

20 ans de l’Ecole du Micro d’argent, et IAM est toujours là. Confiant, droit, immense et acclamé. Alors qu’ils arborent des sabres laser pour « L’empire du côté obscur », des frissons envahissent le public, le texte lui non plus n’a pas pris une ride.

20 ans, ce n’est pas loin, non. C’était hier et c’est encore aujourd’hui. Merci Messieurs. Vous nous avez livré une grande leçon d’humanité. Montréal espère que vous tiendrez parole, revenir très bientôt pour une version longue. Oh oui Minots !

(crédit photo de Une: Mélissa Gauthier)

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