La grenobloise Clinatec de passage à Montréal

En marge des grands rendez-vous touristiques du Vieux-Montréal, l’IE-Club (1) présentait le 21 juin dernier le centre de recherche biomédicale Clinatec, originaire de Grenoble, dans la continuité de leurs événements de réseautage. Sans objectif de financement explicite, ce 6@8 visait d’abord à stimuler les rencontres et le foisonnement des idées, dans le cadre intime et informel de l’Assommoir Notre-Dame.

Par Aurélie Tobia et Mathias Chevalier 

Fondé en 2011 par Alim Louis Benabid, récipiendaire du Prix Albert-Lasker (entre autres), Clinatec est une invention grenobloise qui allie la théorie à la pratique. « Nous sommes les seuls à proposer un service clinique complet sur un site de recherche aussi important » affirme Thierry Bosc, Directeur du Fonds de Dotation de Clinatec. Du laboratoire de recherche jusqu’au bloc opératoire, des moyens technologiques sont développés et testés dans l’espoir de combattre cancers, handicaps et maladies neuro-dégénératives. 

Mettant ainsi de côté les médicaments, Clinatec mise avant tout sur les prothèses et les dispositifs de neurostimulation. « Les groupes pharmaceutiques pourraient être effrayés par la technologie, mais le marché est trop colossal pour passer à côté. » Les chercheurs espèrent que leurs technologies seront accessibles au grand public d’ici une trentaine d’années.

Le réseautage sans tabous

Habitué aux déplacements, Thierry Bosc n’est pas venu à Montréal pour récolter des fonds, mais dans l’objectif d’élargir la notoriété de son centre de recherche. « Dans le monde scientifique, à ce niveau-là, il faut que l’on soit mondial », dit-il. Clinatec espère aussi, à terme, vendre son modèle à d’autres pays, dont le Canada. « S’il y a un tel intérêt en France, ça peut aussi marcher ici » explique Pierre Guyot, co-directeur de l’IE-Club Montréal, aux côtés de Tiphaine Bosc (co-présidente de l’IE-Club Montréal).

Depuis sa création à Paris en 2001, l’IE-Club œuvre pour la diffusion des stratégies d’innovations dans les milieux entrepreneuriaux de toutes tailles. En 2013, le groupe s’est exporté dans plusieurs villes à fort rayonnement international, dont Montréal, où il a notamment présenté une soirée sur le thème du financement des entreprises en 2016.

Si la notoriété de l’IE-Club à Montréal est relativement récente, ses membres agissent indépendamment de groupe-mère français. « Montréal est un centre d’innovation très important dans le monde, et nous agissons à travers le réseau montréalais », affirme monsieur Guyot.

Thierry Bosc à Montréal – Crédit: Aurélie Tobia

(1) Innovation & Entreprise Club: http://ie-club.com/

En plus de son implantation en France (Paris), l’IE-Club se développe depuis 2013 à l’international. Des clubs ont ainsi été créés à Boston, Montréal et Tel Aviv pour encourager les échanges et synergies transnationales.

(crédit photo: Clinatec)

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