Frédéric Lefebvre, candidat à sa propre succession en Amérique du Nord

Élu en 2013 après un premier échec en 2012 face à une candidate socialiste, Frédéric Lefebvre est candidat à sa propre succession. Après une aventure ratée en 2016 lors de la primaire de la droite et du centre, le député sortant s’est replié sur ses terres américaines, son investiture en poche, pour mener sa troisième campagne outre-mer.

Par Nathalie Simon-Clerc

Il met son bilan en avant, même si les autres candidats le lui contestent. Carte vitale, équivalence des diplômes, facilités administratives, CSG-CRDS, … le candidat égraine les succès qu’il estime avoir obtenus. Mais c’est aussi un bilan chiffré qu’il avance: « J’ai posé 922 questions au gouvernement, je suis intervenu 300 fois dans l’hémicycle, j’ai déposé ou cosigné 2 200 amendements », expose le candidat Les Républicains (LR) dans un courriel envoyé aux électeurs le 15 mai dernier. Il a également déposé 67 propositions de loi ou résolutions.

Dans la circonscription, il avance aussi les chiffres de sa présence: « Je vous ai écrit plus de 120 infolettres, j’ai répondu à plus de 10 000 courriels, j’ai traité plus de 1 500 dossiers individuels, j’ai effectué plus de 62 permanences au Canada et aux États-Unis. »

Avec sa suppléante, Claire de Gérin-Ricard, avocate à San Francisco, il veut convaincre les Français d’Amérique du Nord, de lui accorder un second mandat. Il veut la suppression de la CSG-CRDS et le remboursement des sommes payées par les Français concernés; il souhaite poursuivre le processus de reconnaissance mutuelle des diplômes entre la France et le Québec, ainsi qu’entre le Canada, les États-Unis et la France. Il se prononce également pour la suppression du délai de carence de la couverture sociale lors du retour en France et l’accès au vote internet pour toutes les élections.

Macron, le label convoité 

Mais c’est également un candidat qui se dit prêt à travailler avec le président Macron qui se présente aux suffrages des Français de la première circonscription. « Ma patrie avant mon parti », se plait-il à dire, en affirmant qu’il entretient des « relations privilégiées avec le nouveau président de la République ». Un message partiellement entendu par le mouvement En Marche qui présente néanmoins un candidat face à lui, Roland Lescure.

Sur sa droite, il devra également compter avec Damien Regnard, conseiller à l’AFE pour les États-Unis, candidat Divers droite, qui avait réalisé près de 13% des voix en 2013, et qui agrège les mécontents qui reprochent notamment à Frédéric Lefebvre, son soutien mou à François Fillon lors de l’élection présidentielle.

Entrevue vidéo:

Le député sortant n’ayant pas donné suite à nos demandes d’entrevue, nous publions l’entrevue publiée par notre partenaire, le Courrier de Floride, le 19 mai 2017:

 

(crédit photo de Une: Archives)

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