François Legault à la recherche d’un nouveau délégué général à Paris

Il n’y a pas qu’à l’Assemblée nationale et au gouvernement québécois que déferle une vague de changement. La déléguée générale du Québec à Paris, Line Beauchamp, a annoncé il y a quelques jours son départ de ses fonctions, prévu début janvier 2019, pour tenter sa chance à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Pressé de trouver un remplaçant à ce poste clé, le premier ministre François Legault est clair : il ou elle devra avoir un profil économique.

En poste depuis deux ans rue de Pergolèse, dans le 16 e arrondissement de Paris, l’ex-ministre libérale Line Beauchamp est en lice comme candidate de Québec et d’Ottawa pour le poste convoité d’administratrice à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), révélait La Presse la semaine dernière. Si elle est retenue, Mme Beauchamp deviendra la numéro deux de la nouvelle secrétaire générale de l’OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, dont l’entrée en fonction est prévue au début de l’année 2019.

Québec est donc pressé de trouver un remplaçant à l’ancienne ministre de l’Éducation. Le gouvernement caquiste souhaite en effet que le nouveau délégué entre en poste avant la visite officielle François Legault à Paris, prévue en amont de sa participation au sommet économique de Davos, en Suisse, du 22 au 25 janvier prochain.

Fidèle à l’image qu’il souhaite donner à son gouvernement, le premier ministre nouvellement élu veut privilégier des candidatures au profil économique, à Paris comme dans l’ensemble des délégations. Plusieurs proches de François Legault, notamment l’ancien président de la Caisse de dépôt et placement Henri-Paul Rousseau, Christiane Germain ou
Jean-François Lépine, sont pressentis dans les milieux d’affaires comme des potentiels remplaçants à l’actuelle déléguée Line Beauchamp.

Bien que Québec dispose d’une douzaine de délégations et d’une dizaine de bureaux en Europe, en Asie et sur le continent américain, seule la délégation de Paris jouit dans les faits d’un réel statut diplomatique auprès de son pays hôte. Plus que tous les autres délégués, le locataire de la rue de Pergolèse doit donc être en phase avec le premier ministre sur tous
les dossiers. Il doit également cohabiter avec l’ambassadeur canadien à Paris, un poste actuellement occupé par Isabelle Hudon.

(Crédit photo : Pymouss)

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