Fooducoin lance une campagne de sociofinancement pour dynamiser l’économie locale et durable

Le mercredi 15 mars, l’entreprise de livreurs Fooducoin a lancé sa campagne de sociofinancement. Ses deux cofondateurs ont décidé de se tourner vers la communauté afin d’obtenir les fonds pour pouvoir s’agrandir.

Par Alizée Calza

Depuis bientôt un an, l’entreprise n’a toujours pas perdu les pédales. Perchés sur leur vélo, les livreurs assurent un service été comme hiver. Leur but, dynamiser la vie de quartier en permettant aux petits restaurants locaux d’offrir un service de livraison à leurs clients et tout ça d’une façon écologique. Effectivement, si les livreurs n’utilisent que des vélos pour leurs courses, la vingtaine de cafés partenaires de Fooducoin ont dû signer une charte des valeurs et promettre de réduire leurs déchets, servir des plats variés et de saison.

Aujourd’hui ses deux cofondateurs ont décidé qu’il était temps de prendre plus d’ampleur. Se sentant bloqués par leur périmètre restreint (le Plateau-Mont-Royal), ils ont décidé d’engager de nouveaux employés dans d’autres quartiers de Montréal. Pour cela, il leur faut des fonds et, pour cette entreprise qui se veut locale et sociale, le sociofinancement s’imposait de lui-même.

La campagne de sociofinancement

« La communautés des Foos », comme l’appelle chaleureusement Thibault Bloyet, l’un des deux cofondateurs de l’entreprise, peut participer sur ulule.com, depuis le 15 mars dernier, à la levée de fonds pour équiper dix nouveaux cyclistes. Fidèles à leur principe de fourniture locale, l’argent récolté permettra aux deux entrepreneurs d’acheter des kits pour les livreurs (casques, tenues adéquates et sacs isothermes) provenant d’entreprises québécoises.

La campagne est accompagnée d’une vidéo promotionnelle réalisée par deux vidéastes de JFCQ. Une des partenaires de l’entreprise a joué une supportrice du tour du Québec qui doit réaliser une livraison pour Fooducoin et déprime en retrouvant son vieux vélo. C’est là qu’interviennent les « superfoo » qui l’équipent d’un casque, d’un pull et d’une cape aux couleurs de l’entreprise pour qu’elle puisse effectuer son contrat en toute sécurité.

Pour remercier les contributeurs de la campagne, l’entreprise a prévu des contreparties allant de l’alléchant à l’humoristique. Parmi les nombreuses compensations, pour 50$ les cofondateurs offrent un panier gourmand de fruits et légumes de saison offert par un de leurs partenaires : « en direct de la ferme » ; et pour 250$, les contributeurs pourront avoir leur portrait peint sur les murs des nouveaux locaux de Fooducoin.

Pis, les 6000$ ?

Fier de la quarantaine de contributeurs actuels, Thibault Bloyet rappelle qu’ils avaient atteint les 50% de leur but en deux semaines de campagne. Alors que celle-ci touche à sa fin, le cofondateur attend encore de nombreuses contributions : « On en est déjà rendu au sprint final, c’est maintenant que les choses vont vraiment se débloquer ». Il ajoute encore : « Et finalement, au-delà de simplement une levée de fonds, c’est l’appui communautaire que l’on essaie de trouver. »

Même si la campagne ne finit que dans un mois, les fondateurs de Fooducoin ne restent pas inactifs. Ils continuent de chercher de nouveaux partenaires et attendent avec impatience l’été pour trouver de nouveaux livreurs, afin que leur entreprise ait encore de beaux jours devant elle.   

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