Fashion Show Monde 2017: la mode célèbre la diversité à Montréal

Pour sa sixième édition, le Fashion show monde 2017 a investi la magnifique salle du théâtre St-James le 16 septembre dernier, pour promouvoir la mode et la beauté, mais aussi l’union, la paix et mettre en avant les différentes communautés culturelles. Cette année, le Fashion Show Monde a accueilli des designers des quatre coins de la planète : Martinique, Maroc, Algérie, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Cameroun, Guinée, Montréal et France. Malgré la créativité débordante des designers et l’envie de tous de découvrir de très belles pièces de mode, les nombreuses difficultés techniques ont décalé la soirée de près de deux heures. Retour sur une soirée où la couture a été célébrée, mais pas l’organisation…

Par Léa Villaba

Haute couture de maîtres et diversité artistique

Pendant deux heures de défilé, c’est un vrai brassage international de couture qui s’est déroulé sous nos yeux. Des collections très variées, allant du vêtement simple pour enfant à la robe de mariée hyper détaillée en passant par des robes de journée, des sous-vêtements ou encore des sacs à main, ont été dévoilées ce soir-là par treize artistes de la mode.

Dans le lot, on a pu découvrir deux Français : Ava Paris avec sa collection éponyme et Martial Tapolo avec sa collection Tapola.

La mission d’Ava Paris est de proposer des vêtements confortables et durables « pour des enfants qui ont la bougeotte ». On a pu alors découvrir son univers fait d’ensembles amples aux couleurs simples avec des beiges, des gris brillants et parfois quelques fantaisies bien étudiées comme des franges en bas d’une robe, une capuche, une petite cape ou encore un bandeau coloré. Avec des pantalons bouffants, des coupes de robes originales ou des cols un peu à l’ancienne, c’est dans une chorégraphie simple où les enfants passaient les uns après les autres qu’Ava Paris nous a baladés dans son monde et a fait preuve, en sortie de chorégraphie, d’une belle humilité en saluant tour à tour ses mini mannequins.

Martial Tapolo, lui, travaille davantage sur les corsets et les robes de cocktail et est désireux de mettre en valeur la silhouette féminine. Entre Paris et le Cameroun, le créateur signe de très belles pièces et travaille souvent avec le cinéma et la télévision. Sur fond de musique classique, le designer a fait défiler ses modèles et a ravi les yeux du public avec ses nombreuses robes démesurées de détails. Nous avons pu découvrir une robe en tissus noir brillant surplombée d’une touche de cuir ou encore une robe classique rehaussée par des franges blanches et bleues. Les plumes, les voiles et les brillants, toutefois sobres, font partie intégrante de la collection de l’artiste. Des gants noirs, des traînes et des diamants dans les cheveux ont aussi fait leur effet, faisant des mannequins de véritables silhouettes sexy et sures d’elles.

Stéréotype du corps et problèmes techniques récurrents

En désirant lier la mode, les cultures du Monde et l’histoire, le Fashion Show monde a su montrer toute la diversité de la beauté et des idées originales et variées des designers. C’était un véritable rendez-vous mondain où corps diplomatique, professionnels et gens d’affaires issus des différentes communautés culturelles se sont rencontrés et ont pu échanger avant le défilé.

Toutefois, certains aspects techniques de cet évènement laissent à désirer, et les couacs dans les lancements de musique et des annonces ont un peu gâché la fête.

Le Fashion Show Monde promettait des « mannequins sélectionné(e)s pour le spectacle de mode véhiculant une image corporelle saine et diversifiée ». On regrette d’y avoir vu des femmes aussi filiformes et les hommes aussi musclés et stéréotypés…

Le show a démarré abruptement après 30 minutes de retard, avant même que l’invitée d’honneur, Danielle Henkel, ait pu souhaiter la bienvenue au public. Ce n’est que deux numéros plus tard, que le message de Mme Henkel fut diffusé sur les écrans. Le show s’est étiré bien au-delà de l’heure prévue.

Un magnifique show débordant de créativité mais bien mal orchestré…

(crédit photo de Une: Facebook)

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