Pour faire face au succès grandissant, Bleu Blanc Tech structure sa gouvernance en 2017

Créée il y a un peine un an, BleuBlancTech, la branche montréalaise de la French Tech, multiplie les rencontres avec les acteurs clés du monde des technologies et les nombreuses start-ups de la Métropole. Le premier 5@7 de l’année 2017 a réuni une centaine d’entrepreneurs du monde des technologies mardi dernier dans les locaux Ubisoft, symbole de la réussite de l’entrepreneuriat français. 

Par Léopodine Frowein et Nathalie Simon-Clerc

Devant le succès de BleuBlancTech, ses fondateurs ont décidé de se structurer afin d’assurer leur développement. Laurence Haguenaeur, Consule générale de France à Québec, se réjouit du « dynamisme de la French Tech montréalaise, très innovante, et sur laquelle le ministère de l’économie en France fonde beaucoup d’espoirs ». Francis Baillet, vice-président d’Ubisoft, a intégré le conseil d’administration de BleuBlancTech car selon lui, « les start-ups sont l’avenir de la technologie à Montréal et dans le monde, de par leur capacité à développer des idées ». L’entreprise qui a démarré il y a 20 ans avec deux employés, en compte aujourd’hui 3 000, rien qu’à Montréal.

Francis Baillet, VP d’Ubisoft – Crédit: Nathalie Simon-Clerc

Hélène Séguinotte, Déléguée générale de Safran au Canada et PDG de Morpho-Canada, l’une des huit co-fondatrices de BleuBlancTech, se réjouit de cette nouvelle étape pour la French Tech montréalaise : « 2017, c’est le véritable démarrage de BleuBlancTech. 2016, c’était du rodage. À un moment donné, si on veut vraiment faire une différence, il faut pouvoir livrer et pour livrer il faut structurer avec une gouvernance. » Elle souligne également la volonté des Pouvoirs publics d’aider la communauté French Tech de Montréal.

Créer une start-up à Montréal pour s’exporter en France

Les 5@7 BleuBlancTech sont, de plus en plus, un point d’ancrage fort pour les start-ups qui souhaitent se développer et nouer des partenariats.  La communauté French Tech favorise l’entraide, le partage de réseaux et d’expérience, et le mentorat entre les entrepreneurs montréalais tout en facilitant l’intégration des entreprises françaises à Montréal, mais aussi avec les villes labellisées French Tech, partout dans le monde.

Laurence Haguenauer, Consule générale de France à Québec – Crédit: Nathalie Simon-Clerc

D’ailleurs, Laurence Haguenauer vante les mérites de la French Tech Ticket, un dispositif qui permet à des entreprises étrangères innovantes de venir en France et bénéficier de prestations pour pouvoir s’y installer et développer leurs affaires. Hélène Séguinotte est convaincu qu’il est plus facile de créer son entreprise à Montréal et bénéficier ensuite du pont que constitue la communauté des French Tech en France pour rayonner dans l’Hexagone. De son côté, la Consule générale de France se réjouit de la performance des entreprises françaises à Montréal. « BleuBlancTech est important pour la France et pour l’image qu’elle renvoie. Chaque Français à l’étranger est un ambassadeur », justifie la diplomate.

On dénombre près de 2 600 startups actives à Montréal, qui comptent 8 000 employés, dont 41% sont nés à l’étranger.  

(crédit photo: Nathalie Simon-Clerc)

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