En visite à Montréal, la sénatrice Claudine Lepage veut agir pour les stagiaires français

Par Maryne Zammit

Après un passage éclair à Trois-Rivières et Québec, Claudine Le page, sénatrice (PS) représentant les Français hors de France, a achevé son week-end marathon au Québec par Montréal ce lundi. L’occasion pour elle de visiter l’Union française et de faire le bilan des dossiers qui intéressent les expatriés.

Elle vient toujours avec le même enthousiasme au Québec. Claudine Lepage, sénatrice (PS) représentant les Français hors de France et présidente du groupe interparlementaire France-Canada au Palais du Luxembourg, visitait la Belle Province cette fin de semaine.

Après avoir assisté au vernissage de « Ferme ta boîte », une exposition à Trois-Rivières qu’elle a soutenue dans le cadre de la Biennale internationale de l’estampe contemporaine, elle est passée par Québec pour rencontrer les représentants d’associations et les conseillers consulaires présents sur place, sous la houlette de Nicolas Chibaeff, Consul général de France à Québec.

Elle s’est ensuite rendue à Montréal avant de s’envoler pour Paris. Au programme : visite de la CITIM, déjeuner avec les conseillers consulaires de Montréal et visite du bâtiment de l’Union Française (dont les travaux de mise aux normes sont estimés à 1,5 millions de dollars, et les agrandissements, à 5,5 millions de dollars), accompagnée de Yan Chantrel, conseiller à l’AFE et Jean Isseri, administrateur de l’Union Française. « J’avais déjà visité l’Union française lors d’un précédent voyage. Je voulais donc voir aujourd’hui comment cette institution avait évolué », raconte-t-elle.

Stagiaires, CITIM, CSG-CRDS… Les dossiers en cours

Les conseillers consulaires ont profité de la présence du parlementaire pour l’alerter sur les problèmes que les Français du Québec rencontrent. « Ils ont été nombreux à me parler de la question des stagiaires », observe Claudine Lepage. « Pour certaines entreprises ou institutions, payer 230 $ pour accueillir des stagiaires français dans leur structure peut être un frein », reconnaît-elle.

Elle est aussi revenue sur le retard actuel de l’administration canadienne dans les formalités liées aux stages. « Alors que l’on est en avril, ni les entreprises, ni les universités ne savent si les stagiaires français vont pouvoir venir ; et encore moins les stagiaires eux-mêmes », remarque-t-elle.

La sénatrice a cependant confirmé les rumeurs de négociations sur cette question entre le gouvernement fédéral à Ottawa et Nicolas Chapuis, ambassadeur de France au Canada. Présidente du groupe interparlementaire d’amitié France-Canada au Sénat, Claudine Lepage a par ailleurs entrepris une démarche de son côté pour rencontrer Lawrence Cannon, ambassadeur du Canada en France.

Concernant la CITIM, elle a rappelé qu’elle soutenait toujours l’initiative de Yan Chantrel, conseiller consulaire (PS) à Montréal et conseiller élu à l’AFE. « La subvention va être dégressive jusqu’à sa suppression d’ici trois ans », affirme-t-elle. Elle a souhaité destiner une partie de son enveloppe parlementaire au Service d’aide à l’emploi pour les nouveaux arrivants français et francophones au Québec. « C’est une aide ponctuelle qui ne peut pas aider la CITIM à se développer sur long terme », nuance-t-elle, avant d’ajouter: « Mais je le fais bien volontiers».

Sur l’affaire de la CSG-CRDS, tout comme son collègue Richard Yung, Claudine Lepage  demande le remboursement de tous les Français résidant hors de France et de l’Union européenne qui ont été prélevés. « Si on perçoit de l’argent de manière indue, il faut le rembourser », insiste-t-elle.

(crédit photo : Nathalie Simon-Clerc)

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