Derichebourg s’associe à Effenco pour innover dans la collecte des ordures à Montréal

Derichebourg Canada confirme son implantation nord-américaine. Le 18 octobre, le groupe français a signé un partenariat avec l’entreprise montréalaise Effenco, pour réduire les GES de ses véhicules, devenant ainsi un précurseur dans la collecte des matières résiduelles à Montréal.

Par Nathalie Simon-Clerc

C’est Thomas Derichebourg lui-même, PDG du groupe européen du même nom qui pèse 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, qui est venu annoncer ce partenariat « environnemental » à Montréal la semaine dernière, en présence de Catherine Feuillet, Consule générale de France à Montréal et de Pierre Desrochers, président du comité exécutif de la Ville de Montréal.

« La technologie Start-Stop d’Effenco va nous permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de nos camions d’environ 30% », s’est réjoui le chef d’entreprise. En effet, la technologie hybride-électrique Start-Stop permet l’arrêt du moteur d’un camion dès qu’il s’immobilise. Sur les véhicules de collecte d’ordures ménagères, ces arrêts représentent 40 à 50% du temps d’utilisation.

dsc_0014L’ensemble de la flotte Derichebourg de Montréal, 20 camions, sera équipé avec la technologie Start-Stop, qui sera ensuite déployée sur celle de Gatineau (33 camions à équiper), puis probablement sur celle de Brossard (six camions), marché gagné par Derichebourg la semaine dernière. Ce sont ainsi une soixantaine de véhicules qui seront équipés, permettant une économie de carburant et une réduction de la nuisance sonore lors du ramassage.

Une technologie qui pourrait traverser l’Atlantique

Colin Ryan, président d’Effenco, ravi de ce partenariat qui va développer son entreprise, explique : « Ça fait 10 ans que l’on travaille sur cette technologie, mais étant européen, Derichebourg était certainement un peu plus soucieux de l’environnement ». Déjà, le montréalais lorgne vers le vieux continent. « Je suis de près les enjeux liés au diesel à Paris, on peut offrir quelque chose à la Ville qui rencontre les objectifs de qualité de l’air », précise-t-il.

Catherine Feuillet et Thomas Derichebourg
Catherine Feuillet et Thomas Derichebourg

Thomas Derichebourg renchérit : « Leur solution est exceptionnelle et nous allons faire des essais en France, car j’aimerais beaucoup apporter cette solution dans l’Hexagone. C’est peut être le début d’une très grande aventure! ».

Pour Catherine Feuillet, Consule générale de France à Montréal, « ce partenariat illustre parfaitement le dynamisme de la relation franco-québécoise ». Elle ajoute que « l’environnement doit être la mission principale de tous les acteurs publics et privés aujourd’hui ».

Derichebourg montre la voie aux entreprises de Montréal

dsc_0144Pierre Desrochers, président du comité exécutif de la Ville de Montréal se réjouit de voir Derichebourg, faire de son implantation montréalaise, la tête de pont pour le Canada, voire même les États-Unis. Il appelle même de ses vœux, les autres entreprises du secteur d’activité de Derichebourg, à s’inspirer de ses méthodes. « Vous allez faire des émules pour des entreprises montréalaises qui vont vouloir s’inspirer de ce que vous faites », lance l’élu d’Ahuntsic-Cartierville à Thomas Derichebourg. Il laisse également entrevoir la possibilité d’un projet-pilote entre la Ville de Montréal et Effenco pour améliorer le rendement énergétique des équipements de la métropole et réduire les GES.

J’ai très envie de développer nos activités ici

thomasderichebourgQuant à Thomas Derichebourg, il affiche ses ambitions : « On a un véritable appétit; j’aime l’état d’esprit qu’il y a au Québec et j’ai très envie de développer nos activités ici ». S’il concède que Derichebourg Canada est une petite structure d’une centaine de collaborateurs actuellement, « qui fonctionne en mode start-up », il annonce le doublement des effectifs prochainement pour servir Gatineau, un contrat de sept ans qui va nécessiter 10 millions de dollars d’investissements, et promet de grossir au fur et à mesure des marchés gagnés, comme celui de Brossard il y a quelques jours. « On a une marge de progression importante, mais nous avons la même exigence de qualité de service », affirme le PDG.

(crédit photo : Nathalie Simon-Clerc)

(Photo de Une : de gauche à droite, Pierre Desrochers, Colin Ryan, Catherine Feuillet et Thomas Derichebourg)

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