Concours Pixel Challenge : Attention Montpellier arrive au Québec !

Pas moins de 16 villes françaises et 287 participants français sont réunis à Québec du 4 au 9 avril pour la Semaine Numérique, qui compte en tout plus de 1 000 participants. La Ville de Montpellier est fièrement représentée par PushStart, la nouvelle association montpelliéraine de jeux vidéo, présidée par l’entrepreneur Pascal Jarde, qui participe au concours Pixel Challenge.

Par Charlotte Lopez

La Semaine Numérique à Québec est l’occasion pour tous les amoureux des jeux vidéo, de participer à cinq événements incontournables : la 6e Edition du Web à Québec, le concours Pixel Challenge qui est une compétition de création de jeux vidéo sur 48 heures, la plateforme d’échanges de contenus multi-écrans Pixel Média, le rendez-vous d’affaires Opportunités digitales, et également le congrès scientifique Intelligence numérique.

Pascal Jarde et son équipe se sont donc rendu jusqu’au Québec pour pouvoir participer à cette semaine exceptionnelle, et surtout au concours Pixel Challenge. Pascal a créé son association PushStart il y a environ un an, dans le but de fédérer tous les professionnels du jeu vidéo dans le sud de la France, tout comme les professionnels en devenir : les étudiants ou les personnes qui veulent se recycler dans les jeux vidéo.

Avec 130 membres à son actif, l’association compte plus de la moitié des studios de jeux vidéo professionnels. « Depuis sa création l’année dernière, PushStart a une belle aura à Montpellier; nous sommes en relation avec la Ville, qui est elle-même en étroite relation avec l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), un des partenaires de la Semaine numérique », explique l’entrepreneur.

Nous avons une équipe composée des meilleurs élèves

L’OFQJ propose en effet des facilités pour faire déplacer les Français au Québec, et PushStart a voulu faire venir cinq étudiants sous forme d’équipe pour qu’ils participent au concours Pixel Challenge. Enfermés pendant plus de 48h du jeudi au samedi, les participants devront développer un jeu vidéo avec un thème donné au dernier moment.

« On voulait monter une équipe avec plusieurs profils, donc nous avons deux étudiants développeurs, un graphiste, un designer, et un Sound designer, tous d’écoles différentes, souligne Pascal Jarde. On a fait un appel à candidature sur Facebook, et on a finalement pris les cinq qu’on considérait être les meilleurs sur une trentaine de participants. »

Pour une première fois au Canada et au Québec, une « belle grosse » semaine les attend en plus de cette compétition. Ils vont visiter les plus grands studios de jeux vidéo installés au Québec : les studios Ludia, EIDOS, mais aussi Ubisoft. Un rêve inimaginable pour ces étudiants d’une vingtaine d’années.

Pixel Challenge ca nous donne une très bonne visibilité

« Je suis comme un fou depuis qu’on est monté dans l’avion, lance Hubert Grossin, étudiant de 22 ans en programmation à l’école Objective 3D de Montpellier. C’est une occasion complètement inespérée de visiter ces studios et j’attends beaucoup des rencontres qu’on peut faire ici, car ces personnes sont potentiellement nos prochains employeurs, donc je viens surtout pour ça. Pixel Challenge ça nous donne une très bonne visibilité. »

De son côté, en tant qu’entrepreneur, Pascal Jarde est surtout venu découvrir l’écosystème canadien dans le monde des jeux vidéo et comprendre ce qui fait du Canada est un tel eldorado dans ce domaine-là. « Ce pays est un endroit privilégié pour ça, tous les grands groupes sont ici, Ubisoft en premier. »

Faire de Montpellier une Sillicon Valley du jeu vidéo

Pascal veut donc comprendre les finesses administratives canadiennes et la façon de s’implanter si on décide de créer de l’emploi ou son propre studio. Avec PushStart, l’entrepreneur souhaite créer l’écosystème du jeu vidéo dans le sud de la France : « On aimerait bien faire de Montpellier une espèce de Sillicon Valley du jeu vidéo, alors on cherche à savoir ce qui marche bien au Canada à ce niveau-là, pour qu’on puisse éventuellement proposer aux institutions françaises de le reproduire. »

Laisser un commentaire