Claudette Tardif, sénatrice canadienne, fait rayonner toutes les facettes de la francophonie du Canada à la France

L’Association interparlementaire canadienne Canada-France fêtera son demi-siècle d’existence l’année prochaine. Présidée par la sénatrice indépendante Claudette Tardif, l’association permet de faire rayonner la francophonie au Canada, mais également de mettre en lumière les nombreuses collaborations entre la France et le Canada, qui rendent cette relation si particulière.

Au Canada, 10 millions de personnes sont capables de s’exprimer en Français, soit presque un tiers de la population. Grâce à la Charte des droits et libertés de 1982, les francophones d’autres provinces que le Québec, peuvent étudier en français, même si l’accès à la justice et à la santé dans cette langue reste un point de contentieux. Originaire de l’Alberta, la sénatrice indépendante en est un « pur produit ».

Mais ce sont également les nombreuses collaborations avec la France dont la sénatrice Tardif se félicite. Au delà d’une langue et d’une histoire commune, Claudette Tardif souligne l’accord commercial de libre échange entre l’Europe et le Canada (AECG), dont une des pièces maitresses est la France. Elle se réjouit du récent accord pour renforcer la mobilité de la jeunesse, entre les deux pays, qui permet de demeurer au Canada pendant 24 mois, voire même 36 mois en cas de stage. La récente décision du gouvernement Harper de permettre aux titulaires de visa Étudiant de travailler sans condition, va dans ce sens, et le Canada attend la réciprocité de la France.

Michel Rivard, sénateur conservateur, vice-président de l’association, fustige le gouvernement du Québec de vouloir augmenter les frais de scolarité pour les étudiants francophones. Il assure que le gouvernement fédéral fera pression sur Québec, même s’il reconnaît que l’éducation est une compétence provinciale, et que les frais de scolarité au Québec sont les plus bas au pays.

L’association a également travaillé sur un programme qui vise à reconnaître le rôle important du Canada lors de la Première guerre mondiale. Près de 650 000 jeunes canadiens ont combattu en Europe, soit 10% de la population canadienne de l’époque. Près de 65 000 seront blessés ou morts. Un colloque sera organisé les 9 et 10 novembre prochain, conjointement avec la France, pour souligner cette importante contribution.

Un reportage de Nathalie Simon-Clerc

(crédit photo : Nathalie Simon-Clerc)

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