Chronique foot : L’Impact sonné, mais pas K.O.

Le mardi 10 mars, l’Impact Montréal recevait au Stade Olympique le C.D. Olimpia, rencontre comptant pour les 1/4 de finales aller de la Ligue des Champions CONCACAF. Défaite 1-2.

Texte : Romain Lambic – Photo : ©George Menexis/Impact Media

Le début de saison de l’Impact Montréal et de son nouvel entraîneur, Thierry Henry, est intense. Après avoir tenu le choc en huitième de finales de la Ligue des Champions CONCACAF contre le Deportivo Saprissa (Costa-Rica) et après deux premiers matches de championnat (victoire 2-1 contre New-England Revolution et nul 2-2 concédé à Dallas), l’Impact recevait ce 10 mars au Stade Olympique le C.D. Olimpia (Honduras).

Douche froide au Stade Olympique

Depuis le début de la saison, la troupe de Thierry Henry offre des prestations intéressantes dans la construction de son jeu et – excepté face à Saprissa, l’équipe a toujours eu la maîtrise du ballon et l’avantage physique. Malgré tout, il reste des bémols à régler, notamment sur l’aspect défensif. En effet, suite à un long arrêt de jeu et le remplacement sur blessure du gardien de but hondurien, la ligne arrière montréalaise a baissé la garde et encaissé un premier but sur une action d’école au quart-d’heure de jeu, 0-1. Le Stade Olympique reçoit une seconde douche froide quelques minutes plus tard. Alors que tout le bloc québécois était à l’avant pour jouer un corner, le dégagement du C.D. Olimpia a laissé place à un contre foudroyant. Trop tendre, Zachary Brault-Guillard a laissé filé Jorge Renán Benguche Ramírez, qui n’a laissé aucune chance à Clément Diop, 0-2.

Un retour tonitruant… mais insuffisant

Les murs du vestiaire de l’Impact ont très certainement tremblé à la pause, Thierry Henry ayant montré son insatisfaction sur le banc de touche en première période. Au début de la seconde partie de la rencontre, Brault-Guillard cède sa place à Orji Okwonkwo. Ce changement et le discours certainement animé de Thierry Henry à la pause ont changé le visage de l’Impact, qui s’est montré bien plus incisif face au but. Sur une remise de la tête malicieuse par la recrue Victor Wanyama (ex-Tottenham), Spahir Taïder décoche une frappe puissante et spectaculaire à plus de 30 mètres, que ne peut toucher le portier hondurien.

Le Stade Olympique est chauffé à blanc et pousse derrière son équipe, l’ambiance était incroyable, forte et fébrile. L’Impact a poussé jusqu’au bout pour tenter de renverser la vapeur, en témoigne les 20 frappes enregistrées dans la partie (dont quelques-unes du chouchou Anthony Jackson-Hamel). Alors que l’arbitre central siffle un penalty à 10 minutes de la fin pour l’Impact pour une main adverse, celui-ci revient sur sa décision et désigne finalement le point de corner – notons qu’il n’y a pas d’assistance vidéo en Ligue des Champions CONCACAF. Malgré deux derniers coups-francs très bien placés dans la surface, l’Impact Montréal ne parviendra pas à revenir au score.

Le Covid-19 se mêle à la fête…

Au pied du mur, l’Impact Montréal va devoir gagner par deux buts d’écart sur le terrain du C.D. Olimpia, dans une confrontation qui promet déjà d’être bouillante à Tegucigalpa. Toutefois, les hommes de Thierry Henry devront prendre leur mal en patience, la Ligue des Champions CONCACAF venant d’être suspendue jusqu’à nouvel ordre en raison de la propagation du Covid-19. La Major League Soccer, à l’image de la NBA, a également suspendu la compétition de soccer pour au moins 30 jours.

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