Carnet de voyage: Montréal et la Ville de Québec

En route pour l’Amérique !

Carnet de voyage – Trois français, Romain, Fabien et Elna, passent un mois en Amérique du Nord à la découverte de lieux surprenants dans les villes de New-York, Toronto et Montréal.

Épisode 4: Montréal et la Ville de Québec 

Par Romain Lambic

Le vendredi 27 juillet nous téléchargeons l’application Montréal en Histoires. Il s’agit d’une application mobile dont la vocation est d’accompagner les touristes sur différents spots et quartiers emblématiques de la capitale de la Belle Province. Nous prenons la direction du Vieux-Montréal et débutons la visite sur le Champ-de-Mars. Le petit parcours nous à mené sur la rue Saint-Paul vers le marché Bonsecours et la chapelle se trouvant à côté. Nous avons ensuite découvert l’histoire de la gare Dalhousie, de laquelle est parti le premier train vers la Côte Ouest en 1886. Nous avons ensuite longé la rue Notre-Dame pour découvrir le Château Ramezay, un hôtel particulier, premier bâtiment classé historique au Québec.

Nous avons ensuite admiré l’hôtel de ville de Montréal et son balcon où le Général de Gaulle avait prononcé la célèbre phrase : « Vive le Québec libre ! ». Nous arrivons ensuite sur la Place d’Armes et découvrons l’histoire de la basilique Notre-Dame de Montréal, la statue de Paul de Chomedey de Maisonneuve, fondateur de la ville et de la Banque de Montréal. Un peu plus loin dans le quartier, nous découvrons l’histoire de différents buildings (Canada Life, Banque Molson, CPR Telegraph, l’ancienne bourse devenue Théâtre Centaure, etc). Pour nous remettre de cette belle visite, nous dégustons des smoothies véganes au Crux Comptoir, situé rue Saint-Nicolas.

Samedi 28 juillet

Nous avons décidé de partir à la découverte de l’arrondissement Lachine. Nous ne nous attendions pas à mettre autant de temps pour nous y rendre, plus d’une heure. Nous prenons le bus 191, détourné pour cause de travaux et arrivons enfin à l’arrêt qui nous était indiqué, St Joseph-George V. Nous atterrissons en pleine zone industrielle, totalement déserte. Nous nous demandons si nous ne nous sommes pas perdus. Nous arrivons toutefois à la destination recommandée par l’application Montréal en Histoires, au bord du Canal Lachine. En effet, l’ambiance y est bien plus conviviale et correspond mieux à notre attente. Nous flânons le long du Boulevard Saint-Joseph et nous arrêtons régulièrement prendre des photos du port de plaisance, du canal et du Saint-Laurent apparaissant en toile de fond. Nous nous croyons sur une île en pleine mer, tant la terre au bout du fleuve nous semble lointaine.

Nous prenons notre repas au Pasta Andrea, qui sert notamment des gnocchi avec une délicieuse sauce 4 fromages. Nous profitons encore quelques instants de l’ambiance reposante du canal avant de repartir, il est déjà 16h30. Tandis que Fabien et Elna regagnent l’appartement, je me rends au Parc Olympique de Montréal et plus précisément au Stade Saputo pour assister au match de soccer Impact Montréal v. Atlanta, pour le compte de la MLS, l’équivalent de la Ligue 1 en Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada inclus). J’ai appris alors que l’Impact est allé en 2016 jusqu’en finale de conférence contre Toronto, grosso modo les ½ finales du championnat. Les hymnes américains et canadiens sont chantés, le coup d’envoi est donné à 19h.

L’ambiance est très chaleureuse dans le stade, le jeu est agréable à voir. Montréal a beaucoup d’occasions, mais manque de précision dans ses derniers gestes face au but. En défense, ce n’est pas top, Rod Fanni et ses camarades étant pris de vitesse sur les contre-attaques d’Atlanta. Le temps d’un orage, le match est suspendu et ne reprend qu’à 21h10. Malheureusement, l’Impact s’incline 2-1. Ce qui ne m’empêche pas de craquer pour acheter un maillot officiel du club.

Dimanche 29 juillet

En ce jour dominical, nous choisissons de rester dans le quartier. Nous partons arpenter les allées du Cimetière Notre-Dame des Neiges. C’est le principal cimetière de Montréal, dans lequel repose anonymes et personnalités politiques, culturelles ou publiques québécoises ou canadiennes. Nous avons notamment croisé la sépulture de Camilien Houde, plusieurs fois maire de la ville entre les années 1920 et 1950 et chevalier de la Légion d’honneur. Ce cimetière n’a rien à voir avec ceux d’Europe, il est déjà beaucoup plus grand et il est très agréable de s’y balader. Le site est tellement grand qu’il est ouvert aux voitures pour pouvoir se rendre de l’autre côté du cimetière. De nombreux mausolées funéraires, qui réceptionnent notamment les cendres des défunts, y sont également répartis.

Mis en service en 1854, lieu historique national depuis 1999, le cimetière Notre-Dame des Neiges s’étend sur presque 140 hectares. Ici repose René Angilil, époux de Céline Dion, Henri Bourassa (fondateur du journal Le Devoir), Robert Bourassa (Premier ministre québécois), Jean Drapeau (avocat et maire de Montréal), Robert Nelson (président de la République du Bas-Canada) ou encore Jean Papineau-Couture (fondateur de la société de musique contemporaine du Québec). Après avoir profité des vues sur la tour de l’Université de Montréal sur les hauteurs du site, nous prenons la direction de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Construit entre 1924 et 1967 sur les bases de la chapelle Saint-Joseph, lieu historique national depuis 2004, cette basilique de style renaissance a été construite pour devenir un lieu de pèlerinage. Les pèlerins doivent gravir les presque 200 marches jusqu’à l’Oratoire à genoux.

A l’intérieur de l’édifice religieux, majestueux, un orgue surplombe la nef, des concerts y sont régulièrement donnés. La vue sur Montréal est aussi imprenable. Monter toutes ces marches, ça creuse, nous concluons notre visite en mangeant libanais au Kabab Côte-des-Neiges. Le soir, nous prenons la direction du quartier Hochelaga pour déguster un délicieux barbecue végétarien chez Nathalie et Christèle.

Lundi 30 juillet

Nous prenons aujourd’hui la voiture pour aller en direction de la Ville de Québec, la capitale de la Belle Province, qui abrite notamment le Parlement de la province. Nous partons plus précisément visiter le Vieux-Québec et son port. Pour rappel, la Ville de Québec a été fondée en 1608 par Samuel de Champlain et a été la capitale de la Nouvelle-France. Rapidement, la ville a eu une vocation militaire, pour protéger les droits des colons français. Dans ce quartier, en plus des fortifications et des portes marquant ses limites, il est possible de trouver des bâtiments datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Dès notre arrivée, nous admirons la beauté du Château Frontenac, qui domine la ville et le Saint-Laurent, nommé en l’honneur du comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France dans le courant du XVIIe siècle. Ce lieu, inauguré en 1893 et désigné lieu historique national en 1981, est en réalité un hôtel de luxe, pour favoriser le tourisme avec l’arrivée du train. Nous nous perdons ensuite dans les rues authentiques du Vieux Québec, admirons la Basilique Notre-Dame de Québec et l’hôtel de ville, puis nous arrêtons manger une crêpe au Casse-Crêpe Breton, situé rue Saint-Jean, l’une des principales artères commerçantes et l’une des rues les plus anciennes du quartier.

Nous remontons la rue jusqu’à la Porte Saint-Jean, puis longeons les fortifications en passant par le Parc de l’Artillerie en allant jusqu’à la Côte de la Potasse. De là, nous prenons la direction du Vieux-Port en passant par son marché, qui abritait à sa création en 1841 des halles de poisson – nous trouvons aujourd’hui plus de produits divers et variés. Nous profitons une dernière fois de l’air face au port de plaisance avant de regagner le Vieux-Québec et de repartir en direction de Montréal.

Mardi 31 juillet
C’est une journée un peu particulière, nous nous préparons à changer de location. C’est un peu le côté sombre de notre séjour à Montréal. Si notre location de Forest Hill est plutôt bien placée et bien desservi par les lignes de bus, l’état de l’appartement nous a poussé à chercher une solution de secours. En effet, dès le lendemain de notre arrivée, nous avons vu plusieurs cafards errer dans la cuisine. Pas que des petits. C’est en essayant de les chasser que nous avons constaté que les locataires n’étaient pas propriétaires.
 
Quelques jours plus tard, les concierges sont passées pour poser des pièges à cafard en attendant le passage des exterminateurs. On nous a recommandé de vider tous les placards de la cuisine pour faciliter leur travail. Alors qu’ils devaient passer le lendemain, ils viennent finalement le 30 juillet, nous avons ainsi passé plusieurs jours à manger sur les genoux. Une vingtaine de cafards ont été capturés entre temps. Une fois le produit posé par les exterminateurs, nous partons à Québec pour laisser le produit faire effet. Ce qui ne nous a pas empêché de voir des cafards le soir-même et le lendemain.
 
En ce 1er juillet, Fabien décide de contacter AirBNB et échange avec l’hôte afin de trouver une solution de secours. La plateforme de location nous rembourse la totalité des nuits que nous ne passerons pas à Forest Hill et la moitié de notre séjour effectué. Elle nous a également fait une avance et nous a assisté pour trouver une nouvelle location disponible le soir même. Nous faisons nos valises et arrivons dès l’après-midi dans un nouvel appartement, plus propre, sur la rue Saint-Marc, à proximité de la station Guy-Concordia.
 
Nous célébrons ce changement de location en profitant de la soirée sur la rue Saint-Denis, au bar clandestin le 4e mur, puis en jouant à différents jeux au pub Randolph.
Photos: Romain Lambic

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