Call of Valhalla au Mont Sutton, un circuit de team building conçu par un ex-militaire français

Concevoir un parcours du combattant sportif et ludique, requérant un esprit d’équipe poussé et un sens de l’observation pointu, tel est l’objectif que s’était fixé Mathieu Gibert lors de son arrivée en sol canadien en 2015.

Par Anne-Hélène Mai

C’est maintenant mission accomplie : les installations du défi Call of Valhalla ont fait suer leur deuxième lot de participants le week-end des 12 et 13 août 2017 au Québec. La première édition avait eu lieu les 17 et 18 juin, avec un peu moins de 200 courageux joueurs.

Ce sentier de huit kilomètres ponctué d’obstacles aquatiques, aérien et d’hébertisme s’étale sur le Mont Sutton. La thématique nordique est de mise : vous serez des vikings, priés de sauver Asgard, le centre du monde selon la mythologie scandinave. Asgard est aux prises avec le marteau de Thor rendu hors de contrôle après avoir été ensorcelé par la déesse des morts Hella.

Une mission lourde de conséquence, donc, inspirée du passé militaire de son fondateur : originaire de Tours, Mathieu Gibert a rejoint l’Armée de l’air puis les Forces spéciales françaises dès sa jeune vingtaine. Après sept ans de service, il se lance en charpenterie, tenté de travailler de ses mains à créer des attractions à l’image du parc de loisirs de ses parents. Le père de Mathieu avait en 1991 conçu par lui-même un terrain d’accrobranche, quelques années avant que le concept soit popularisé. Impliquant des jeux d’adresse et de hasard, le projet était avant tout une invitation à jouer dans la nature dans un esprit écologique : une idée encore avant-gardiste à l’époque.

Les muscles…et la tête

Call of Valhalla, développé à la base pour du « team-building » corporatif, suit la même philosophie mais y additionne un esprit guerrier. « Les forces spéciales, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, sont formées de gars posés et réfléchis », témoigne Mathieu. Efficacité, conscience aiguisée de son environnement et réflexion de stratégie collective sont ainsi indispensables à l’accomplissement du défi qu’il propose.

« C’est la principale différence avec Avengers Race, l’autre course à obstacle en équipe au Québec. Notre challenge est autant intellectuel que physique », explique M. Gibert.

Malgré les 42mm de pluie du vendredi 12 août, arrosage record depuis 1994 selon Environnement Canada, les compétiteurs ont exprimé leur satisfaction à Mathieu Gibert : « Nous avions recueilli les commentaires des participants de la première édition. Certains d’entre eux sont revenus ce week-end et ont apprécié que nous
ayons pris en compte leurs suggestions, notamment en ce qui a trait à la difficulté du parcours, qui n’était au début pas assez poussée. »

Une aventure menacée

Déterminé à perfectionner sa start-up d’aventure XIII Alpha, l’ex-parachutiste militaire rencontre cependant quelques difficultés pour obtenir sa résidence permanente, alors que son visa de travail expirera sous peu. Face à
l’incertitude de son immigration, le Tourangeau se verra peut-être obligé de déménager ses créations. Prochaine destination en ligne de mire : l’Irlande.

(crédit photo: XIII A)

 

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