Ça roule pour GEEBEE, le scooter électrique franco-québécois!

« On n’est jamais mieux servi que par soi-même » : cela pourrait être la devise de Jean-Luc Le Nevannau, entrepreneur français à la retraite et installé au Québec depuis 20 ans. Il a décidé de créer GEEBEE, un scooter électrique entièrement conçu à Sherbrooke.

Par Charlotte Lopez

Après Téo taxi, le taxi électrique de Montréal, c’est GEEBEE qui débarque dans les rues de la Ville. Fatigué de ne pas être à l’aise sur un vélo et passionné de moto, Jean-Luc Le Nevannau a décidé de prendre les choses en main et de créer un engin qu’il ne trouvait pas sur le marché : un véhicule électrique individuel à deux roues alignées qui a l’originalité d’avoir une position debout grâce à un centre de gravité optimal. « Je n’ai jamais été à l’aise sur un vélo, j’ai toujours eu mal aux fesses ou au dos, explique-t-il. Je ne suis pas très sportif donc je voulais un véhicule ludique, facile, beau et surtout électrique. »

Arrivé au Québec en 1999 avec sa femme et ses enfants, Jean-Luc Le Nevannau a vendu ses affaires pour en construire de nouvelles dans la Belle Province. « J’ai commencé à monter des affaires au Québec, mais sans passion ou alors j’étais mal entouré, raconte-t-il. C’est difficile quand on immigre de tomber sur les bonnes personnes, surtout rendu à 60 ans ». Finalement après quatre ans de recherche et développement, l’entreprise Concept GEEBEE Inc. a vu le jour cette année, avec pour cible première, les centres récréo-touristiques, comme des centres de villégiatures ou des hôtels. Il souhaite également toucher les entreprises et les particuliers qui pourront personnaliser leur propre GEEBEE avec la couleur de leur choix.

« Au Québec on est plus zen, j’arrive mieux à réfléchir »

 « On n’est pas sur un produit standard, mais sur un produit original », indique Marie Grange, qui fait partie de l’équipe commerciale de l’entreprise. Elle espère avoir une entente avec la Ville de Montréal pour donner l’exemple de circuler proprement et pour résoudre le problème de trafic et de stationnement dans la ville. « C’est un véhicule tout terrain avec une autonomie moyenne de 50 km et une vitesse maximale de 32km/h qu’on souhaite étendre dans d’autres villes au Québec d’ici quelques mois ou quelques années, et éventuellement aussi ailleurs », lance-t-elle.

Pour Jean-Luc, c’était important que le GEEBEE soit créé dans la province québécoise : « Il y a la possibilité de le faire ici, alors pourquoi le faire ailleurs ? Les prix sont bons et c’est aussi bien fait qu’en Chine! » Pour construire ses véhicules électriques, il est donc allé voir des ingénieurs et des sociétés de soudure à Sherbrooke : « Il n’y a pas la même mentalité en France, au Québec on est plus zen, j’arrive mieux à réfléchir. Je pense plus zen, donc je voulais un véhicule zen. »

Un reportage de Charlotte Lopez et Aurélien de Négri :

(crédit photo : Charlotte Lopez)

Une réponse

  1. SAUTEREAU du PART
    SAUTEREAU du PART at |

    Fort intéressant pour nos sentiers de randonnée construits sur les anciennes voies ferrées. Le récréotourisme ne fonctionne pas bien ici sans véritable innovation ……………………………………et votre engin en est une !!!!

    Comment se sent-on après 50 km debout ???

    Aimerais avoir plus d’informations sur votre véhicule.
    D’origine bretonne j’ai émigré en Outaouais voilà 15 ans et participe au développement de notre région.

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