Aurores Montréal à Paris : immersion totale dans la culture musicale québécoise

Kalima Productions organise du 3 au 9 décembre 2018 la 6e édition du Festival Aurores Montréal à Paris. Pendant une semaine, une vingtaine d’artistes québécois, peu connus en France, vont se produire sur différentes scènes parisiennes pour faire étalage de leurs talents. L’occasion pour ces artistes de se faire connaître par le public français, ainsi que par les producteurs européens. Florent Bony, directeur et programmateur de ce festival, a répondu à nos questions.
Entrevue recueillie par Romain Lambic, journaliste
 
Quels sont les objectifs du Festival Aurores Montréal ?

Le but du festival est d’offrir la possibilité à des artistes et à des groupes québécois émergents de se produire en Europe, Paris étant la porte d’entrée de la scène européenne francophone, c’est une vitrine à la fois médiatique et professionnelle. Nous faisons venir un maximum de professionnels sur l’événement, que ce soit des labels, des producteurs, des programmateurs ou des journalistes, pour permettre à nos artistes d’être repérés. Une vingtaine d’artistes canadiens sont programmés. Le festival tourne essentiellement autour de la musique, sous différents aspects. Par exemple, le samedi 8 décembre, Valérie Manteau et Emilie Marsh vont donner une lecture musicale d’une œuvre de Danny Laferrière, « L’Art presque perdu de ne rien faire ». D’autre part, de jeunes rappeurs vont se produire à La Bellevilloise le mercredi 5 décembre au soir. Le même jour, Thomas Hellman va proposer un road trip musical et littéraire. Un conte musical d’Elisapie sur le Grand Nord sera également projeté le jeudi 6 décembre, au Centre Culturel Canadien. Dans ce festival, nous mêlons ainsi les disciplines artistiques avec la musique comme fil conducteur.

Comment sont sélectionnés les artistes ?

Nous choisissons des artistes émergents dont nous estimons que c’est le bon moment pour eux de venir en France, pour avoir plus de visibilité. Nos critères sont larges et portent notamment sur l’identité du projet artistique, ainsi que sur son potentiel développement en France ou dans l’Europe francophone à court ou moyen terme.

Que va-t-il se passer sur ce festival en dehors des concerts ?

Trois journées professionnelles sont organisées les 3, 4 et 5 décembre pour faire découvrir les groupes québécois à des professionnels francophones, pour nouer des relations. Cela s’articulera autour de moments d’échanges, de conférences et de networking, qui ont pour vocation de créer des collaborations. Des dîners seront également organisés les premiers jours.

Comment le Festival Aurores Montréal se distingue sur la scène parisienne ?

C’est difficile de sortir du lot avec tout ce qui se passe dans la capitale française, les Parisiens sont très sollicités par différents spectacles. Nous avons réussi à tirer notre épingle du jeu en accentuant le côté québécois de ce festival en faisant venir des artistes originaux méconnus en France. Nous remettons chaque année en jeu le concept de l’événement pour toujours proposer quelque chose de différent, pour se renouveler avec des concepts originaux. Les Parisiens vivent une immersion totale dans la culture québécoise, tant sur le plan artistique que dans le décor, jusqu’aux cocktails. Ces clins d’œil à la Belle Province permettent au public de ressortir des concerts en ayant le sentiment d’avoir vécu un moment spécial. Par exemple, un DJ Set assuré par les congo-montréalais Pierre Kwenders et Bonbon Kojak sera organisé à la patinoire Pailleron de Paris, tandis qu’une chorale clôturera le festival le 9 décembre, dans la crypte de l’église Saint-Sulpice. Tout est fait pour que le public passe une bonne soirée.

Comment le public parisien accueille ces artistes ?

Les artistes québécois sont toujours accueillis en France avec bienveillance et fraternité. Les Français aiment le Québec et sa culture. Ce public est toujours curieux et chaleureux et porte beaucoup d’intérêt à ce que proposent les artistes. Les Québécois viennent avec des spectacles inspirés des shows à l’américaine et le public français est rarement déçu. La langue est la même, mais la culture est très différente.

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