Alexandre Tharaud : « Les variations Goldberg, c’est un Everest »

Alexandre Tharaud aime le Québec. Le pianiste français viendra jouer les Variations Goldberg, les 29 et 30 novembre, à la salle Bourgie. Il vient également de sortir un nouveau disque « Autograph », qui visite trois siècles de musique, au bout des doigts du virtuose français.

« Le Québec, ce sont mes 17 ans, c’est ma terre de coeur », avoue Alexandre Tharaud. Cet habitué des plus belles salles de concert du monde, est venu plus de 100 fois au Québec. Cette semaine, il est à Montréal, en concert à la salle Bourgie, dans le cadre du Festival Bach 2013.

Le pianiste français vient interpréter les Variations Goldberg de Bach, qu’il considère comme un Everest. « On a l’impression qu’il est indispensable de passer par là à la maturité », explique le musicien. Mais c’est surtout l’humilité qui l’habite quand il évoque cette œuvre « qui va l’accompagner jusqu’à la fin de sa vie ». « On n’est plus dans l’émotion facile, on se sent porter, ça nous dépasse! », lance Alexandre Tharaud.

Le pianiste porte un regard humble sur son métier, et s’interroge sur les applaudissements du public alors qu’il joue les œuvres des autres. Pour autant, il soutient que les Variations Goldberg ne se comparent à aucune autre œuvre, et que les applaudissements ne sont pas destinés à l’interprète, mais à l’œuvre elle-même.

Son dernier disque Autograph, disque de bis, comporte 23 pièces, de Bach à Rameau, en passant par Satie et Scarlatti. « C’est un disque à mon image, ou au moins à l’image de mon répertoire », résume le musicien. Musique baroque, romantique ou du XXe siècle, Alexandre Tharaud ne peut exprimer de préférence, car « tous ces compositeurs ont un lien profond ». Même s’il a des projets discographiques, il reste très mystérieux sur son prochain CD « qui aura un lien avec le Québec ».

Et lorsqu’il ne joue pas, Alexandre Tharaud aime s’adonner à une autre de ses passion, la photo. Il capture depuis plusieurs années, des petits recoins, des petits détails qui font partie de sa vie de concertiste , et qu’il publie sur son site web.

À l’issue de ses deux concerts, le pianiste français passera du temps à Montréal, pour voir ses amis, et « vivre la ville ».

Autograph, la critique du disque par Philippe Adelfang

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