Un accord franco-québécois pour certifier les bonnes pratiques du web

L’entreprise québécoise Ux-co a signé un partenariat avec l’entreprise française Opquast pour délivrer sa certification de la qualité web. L’accord porte aussi sur le volet de la formation dont la première aura lieu les 12 et 13 octobre à Québec.

Par Lise Ouangari

Spécialisée dans l’expérience utilisateur, l’entreprise québécoise Ux-co s’est tournée vers le français Opquast pour certifier les bonnes pratiques de la qualité web au Québec.

C’est en rencontrant à plusieurs reprises le président d’Opquast, Élie Sloïm, que les deux fondateurs d’Ux-co, Laure Gabrielle Chatenet et Jean-Michel Lacroix, ont décidé d’importer cette certification au Québec.

« On veut donner aux PME les bons outils et les aider à avoir ce standard de qualité, pour se structurer sur de bonnes bases et bâtir pour le futur », explique Laure Gabrielle Chatenet qui insiste sur l’importance de prêcher la qualité web auprès des entreprises, des écoles et des universités.

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Laure Gabrielle Chatenet crédit photo : Lise Ouangari

 

La qualité web, un investissement pour les entreprises

La qualité Web, qui figure dans le top 5 des formations au numérique du journal Les Echos, fait référence aux critères de qualité à respecter pour satisfaire les exigences des utilisateurs sur les plateformes numériques. Elle comprend les standards des bonnes pratiques, l’accessibilité, la sécurité, les fonctionnalités, l’efficacité, l’ergonomie ou encore le référencement. Cette pratique est donc indissociable de l’expérience utilisateur qui recouvre tous les moyens mis en oeuvre pour optimiser les sites web et répondre aux attentes des utilisateurs.

« On veux vraiment essayer de changer les mentalités. Il faut arrêter de faire des sites jetables qui coûtent chers et après on est incapable de bâtir dessus pour innover, parce que tout est à refaire. Ce n’est pas rentable », déplore la cofondatrice d’Ux-co.

Si pour le moment l’entreprise québécoise est la seule à distribuer cette certification, elle ne cherche pas pour autant à en conserver le monopole. « Plus il y a de personnes qui embarquent là dedans, mieux c’est. On irait plus vite et ça servirait plus de monde », explique Laure Gabrielle Chatenet.

Cette certification s’adresse à tous les professionnels des TI (Technologies de l’Information) qui veulent certifier leurs compétences en qualité web. Opquast ambitionne de devenir le test de référence pour évaluer la qualité web à l’instar du TOEIC pour la maitrise de la langue anglaise.

« Au Québec c’est le Far West, il y a tout à faire ! »

La certification Opquast n’est pas encore reconnue par le ministère de l’Éducation nationale française, mais elle l’est de plus en plus dans le milieu de la profession. En France, 16 agences et 21 écoles la reconnaissent. « Au Québec, ça commence à être reconnu. Mais ici, c’est le Far-west de la qualité web, il y a tout à faire », lance la stratège en expérience utilisateur.

Avec cette formation, Ux-co entend s’inscrire dans le plan numérique lancé en mai dernier par la ministre de l’Économie du Québec, responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade. L’entreprise québécoise a d’ailleurs sollicité l’appui du Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation qui s’est dit « intéressé », rapporte Laure Gabrielle Chatenet.

L’entreprise prévoit d’organiser deux séances de formation par an à Québec et autant de séances à Montréal dont la première est prévue pour cet hiver. Le prix de la formation est de 550$ par jour et par personne et inclut la certification. Le test donne une note sur 1000 points.

Ux-co, dont les deux fondateurs composent les seuls membres de l’entreprise, espère se développer en embauchant quatre personnes d’ici mi-2017. En plus du Québec, Ux-co a conclu des contrats aux Etats-Unis, en France, en Angleterre et en Belgique.

(crédit photo : Capian.co – gracieuseté)

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