Totem, le jeu québécois “qui fait du bien” sort bientôt en France

Totem a été inventé par Jade Tremblay, Tessa Paradis et Carol Rancourt, trois Québécois portés par l’envie de créer un jeu qui répande du bonheur. Le principe : encourager les gens à prendre conscience de leurs forces et de leurs qualités. Disponible en ligne et dans les grandes librairies du Québec, section développement personnel, le jeu sera commercialisé en France à partir du mois d’avril. Carol Rancourt, l’un des créateurs, nous a raconté la genèse du projet et ses perspectives d’avenir.

Par Victoire Pottiez

Dans un monde où la performance et l’efficacité occupent souvent les premières places du podium et où les individus doutent de plus en plus de leur valeur et de leurs qualités, il n’est pas étonnant de voir les ouvrages dédiés à l’estime de soi abonder dans les librairies.  Sans remettre en question la pertinence et l’utilité de ces objets, Carol Rancourt et les co-créateurs de Totem pensent que la source du bien-être peut également se trouver dans l’entourage de chacun. C’est sur ce principe même que repose le jeu. Pour y jouer, c’est très simple. À tour de rôle, une personne se voit construire un totem par les autres joueurs. Celui-ci est constitué de forces et de qualités représentées par des cartes emblématiques. Chaque joueur doit attribuer, une force et une qualité, donc deux cartes, au possesseur du totem et expliquer ses choix. En résumé, jouer à Totem c’est donner et recevoir un flot de compliments.

Un outil de bien-être au travail

Carol Rancourt est pharmacien de formation. Il a quitté son travail dans l’industrie pharmaceutique pour trouver un meilleur équilibre entre sa vie professionnelle et ses affinités personnelles. Créatif dans l’âme, il s’est lancé dans de ce projet imaginé à l’occasion d’une soirée passée autour d’un jeu société avec son frère, Karl. Ses liens avec le milieu scientifique et médical ont poussé Carol à approfondir la question des bienfaits procurés par Totem. La découverte des travaux de Jacques Forêt,  docteur en psychologie du travail et des organisations à l’UQAM, ont ainsi permis de donner au jeu une véritable vocation. “Un extrait d’un rapport de Jacques Forêt a retenu mon attention, il stipulait que plus nous prenons conscience de nos forces et de nos qualités, plus nous les travaillons longtemps et intensément, et plus nous sommes heureux au travail.” explique Carol avant de conclure “tout cela se traduit en performances au travail”. Les créateurs de Totem décident alors de le promouvoir dans le milieu professionnel comme un outil de Team Building voué à renforcer la cohésion d’équipe et l’estime de soi. Expérimenté au sein de l’Ecole d’Entrepreneurship de Beauce par des étudiants qui sont majoritairement des cadres dirigeants, le jeu a rencontré un vif succès au point de devenir le coup de cœur 2015 de l’institution. “Totem permet d’établir un climat de confiance et de confort face à l’autre, explique Carol. “Ce qui est génial, c’est qu’en quelques minutes on peut trouver quelque chose de beau à dire chez n’importe qui, c’est la beauté des relations humaines!” se réjouit-il.

Bientôt l’application

Si Totem s’avère un excellent outil de management, c’est avant un jeu qui s’inscrit dans une époque où le bonheur est très prisé.  “On s’est rendu compte que le jeu répondait à un réel à un besoin. On n’a plus que jamais besoin de contact humain” constate Carol. Avec son équipe, celui-ci réfléchit à d’autres façons de développer Totem, notamment sur le web. L’application mobile sera bientôt développée, offrant la possibilité d’envoyer à un proche une carte virtuelle lui attribuant une “force” ou une “qualité”. Avec son équipe, Carol réfléchit également à la création d’une trousse plus élaborée dédiée aux entreprises souhaitant expérimenter Totem. “On explore des pistes, on envisage par exemple des techniques de renforcement qui ferait suite au jeu ”. En attendant, Totem est disponible en ligne ou dans les librairies et  garantit à tous types d’acquéreurs et de participants un moment riche en émotion.

(crédit photo Une : Totem – Carol Rancourt, Tessa Paradis et Jade Tremblay avec Nicolas Doucet, des Éditions ADA, distributeur du jeu Totem en France)

Une réponse

  1. SAUTEREAU du PART
    SAUTEREAU du PART at |

    Bonjour

    Le jeu « qui fait du bien » est bien un jeu québécois car il ne faut jamais dire à son prochain ses faiblesses. Les québécois ne veulent jamais entrer en conflit avec autrui. sauf erreur de ma part, ce jeu ne correspond pas à la mentalité française ou nous avons l’esprit critique. Pourtant, la critique positive est pourtant une forme d’éducation. A quoi cela sert de dire aux joueurs qu’ils ne sont que beaux et intelligents ???. A ce jeu, les joueurs vont se lasser très vite. L’idée du départ est bonne mais malheureusement incomplète.
    Patrice

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